Limete/Ndanu : 30 familles menacées de déguerpissement par un « fantôme »

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Certaines personnes, Congolais et expatriés ayant choisi la République Démocratique du Congo comme leur énième patrie, donnent l’impression de ne pas comprendre que la cloche du changement a déjà sonné et qu’il faut désormais se comporter autrement. Voilà qui explique cette tendance à toujours recourir aux méthodes anciennes décriées, celles des antivaleurs qui ont plongé le pays là où il se trouve aujourd’hui.

Dans ce chapitre, on signale une situation rocambolesque qui règne actuellement au niveau de la Cour d’Appel de  Kinshasa/Matete où un prétendu sujet libanais que personne n’a vu jusqu’ici, à part des avocats qui plaident à son nom, se déclare propriétaire d’un lopin de terre, en menaçant tous ceux qui s’y trouvent de déguerpissement. Pourtant, vingt occupants se déclarent détenteurs des certificats d’enregistrement. Au total, on parle de 30 familles qui vivent sous la menace d’être déguerpis au profit d’un sujet expatrié qui paraît jusqu’ici comme un fantôme, du fait que personne ne l’a jamais vu ! L’affaire se déroule au prolongement de la 17ème Rue/Limete, précisément au quartier dénommé Ndanu, dans la commune de Limete.

            En effet, dans son arrêt du 18 avril 2019 sous RCA. 10933, la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete a ordonné l’annulation de 20 certificats d’enregistrement parcellaire, obtenus depuis plus de 2 ans, et le déguerpissement de plus de 30 familles au profit d’un sujet libanais que personne ne connaît dans le périmètre querellé.

            A ce propos, on apprend que ce «fantôme», qui agit par des avocats interposés avait déjà été condamné à deux reprises pour la même tentative d’usurpation, notamment par des jugements pénaux sous RP.24729/IV et RP.28999/I coulés en force des choses jugées, pour faux et usage de faux, à 12 mois de servitude pénale principale avec arrestation immédiate, confiscation et destruction de son certificat d’enregistrement qu’il s’était fait fabriquer.

            Ce qui étonne l’opinion en général, et les occupants en particulier est de voir la même personne « fantôme » ressurgir toujours dans l’ombre sans que personne ne le voie !

            Pour se rendre compte de son caractère fantôme, le fameux individu, qui prétend être propriétaire de la concession, porte plusieurs noms. Chaque fois, en cas de comparution, ses avocats le présentent sous un nom différent. Ainsi, on a dénombré jusqu’ici au moins trois noms différents du même individu. Tantôt on le présente sous le nom de Hannaoui Mohamed, tantôt Mohamed Hussein Hannaoui ou encore Mohamed Hannaoui.

            Face à cette mésaventure qui continue à faire du chemin, des voix s’élèvent pour réclamer la présence physique du concerné devant le juge pour explique comment il  obtenu la propriété de la concession qu’il prétend être sienne. Il appartient donc au Procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, tout comme au Bâtonnier du même barreau, de chercher à faire la lumière sur la nature de cette personne qui n’existe jusqu’ici qu’à travers ses avocats. Car, les avocats ne doivent pas continuer éternellement à plaider pour quelqu’un qu’on n’a jamais vu. Sa présence physique devient plus qu’une nécessité.Dom

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