« Ligablos Pharma » en vogue à Kinshasa

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Si les autorités sanitaires du pays ne reconnaissent le droit de détenir une pharmacie qu’au seul pharmacien reconnu par l’Ordre National des pharmaciens, la question sur la qualité des personnes censées vendre les médicaments aux demandeurs pose un problème. Et pourtant, cette qualité du vendeur au sein de l’officine reste très importante en ce qui concerne la préservation de la santé du demandeur d’un produit donné.

A la surprise de tous, le papa, le grand-frère, l’oncle, etc., en leur qualité de pharmacien qualifié n’hésite pas à placer leurs proches, dépourvus de toute connaissance en la matière, dans les pharmacies pour la vente des produits. Avec un esprit sûrement capitaliste, ces détenteurs des pharmacies, craignent de travailler avec des personnes qualifiées pour éviter d’être surfacturés en ce qui concerne la rémunération.

         Et pourtant, avec une personne qualifiée, affectée à la vente des produits pharmaceutiques, le malade peut bénéficier des conseils utiles en ce qui concerne sa prise de ces médicaments. Il peut aussi bénéficier d’un changement des molécules au cas où le médecin se serait trompé.  Car, le pharmacien, vu son expertise en ce qui concerne la composition chimique des produits, est capable de déceler rapidement la compatibilité ou non d’une association quelconque de certaines molécules. Agir autrement est une manière d’exposer le malade à la prise des médicaments qui ne peuvent pas cadrer avec la prescription médicale.

         Pour remédier à cette situation, seuls les pharmaciens qui sont tenus à valoriser leur profession, doivent  frapper du poing sur la table. De la même manière qu’ils tiennent au respect de la profession aux seuls pharmaciens, de la même manière aussi, ils doivent également veiller à ce que les personnes qui doivent servir les patients ou leurs proches soient également des hommes et femmes qualifiés.

         C’est de cette manière qu’on pourra mettre fin à ce phénomène qui consiste à placer des membres de famille, non qualifiés , au premier plan dans les pharmacies. Une pharmacie ne peut pas être confondue avec une boutique familiale ou un «ligablo». De la même manière qu’on doit avoir des personnels qualifiés dans les centres de santé, de la même manière on doit retrouver dans les pharmacies des personnes qualifiées. C’est comme ça que toutes les personnes ou corporations qui concurrent à l’amélioration de la santé des Congolais pourront apporter leur contribution pour leur bien- être.

Yves Kadima

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