L’étau de la CPI se resserre sur Bosco Ntaganda et Sylvestre Mudacumura

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Le Procureur de la CPI, Louis Moreno Ocampo, a déposé deux nouvelles demandes de mandat d’arrêt en rapport avec la situation en RDC. Au coeur du point de presse hebdomadaire de la Monusco, le mercredi 16 mai, le représentant de la CPI en RDC, Paul Madidi, a rappelé que les provinces de Kivu ne sont pas un butin à se partager entre les Fdlr-Foca et le CNDP ou d’autres mouvements.

C’est une terre dont les habitants aspirent  au retour de la paix, où les crimes doivent être punis et l’impunité combattue.
Le premier mandat d’arrêt déposé par le bureau du Procureur de la CPI, à la Chambre préliminaire, se rapporte au général Bosco Ntaganda.
L’ex-officier du CNDP est accusé des crimes commis en tant qu’un des principaux commandants de la milice de Thomas Lubanga, UFC-EPLC.
Le Procureur de la CPI se réfère aux conclusions de juges dans leur verdict contre l’ancien patron de la milice UPC, EPLC, Thomas Lubanga. 
L’accusation demande la sanction des chefs d’accusation suivantes : crimes contre l’humanité (meurtre, persécution pour des motifs ethniques et viol, esclavage sexuel à ainsi que les crimes de guerre (attaques intentionnelles contre la population civile, meurtre, vill, escalavage sexuel et pillage).
Depuis 2006, le général recherché était sous un autre mandat de la CPI, pour les crimes de recrutement, conscription et utilisation d’enfants âgés de moins de 15 ans en vue de les faire participer activement à des hostilités.
Le Bureau de la CPI a également déposé une deuxième demande de mandat d’arrêt à l’encontre des dirigeants de l’un des mouvements rebelles des plus actifs dans les provinces du Kivu, Sylvestre Mudacumura, le commandant suprême des Fdlr-Foca. Il est l’un des principaux chefs des Fdlr qui ont lancé une série d’attaques contre les populations civiles dans les provinces du Kivu. Sylvestre Mudacumuka est poursuivi pour cinq chefs d’accusation de crimes contre l’humanité (meurtre, actes inhumains, viol, torture et persécution), ainsi que de neuf chefs d’accusation de crimes de guerre (attaque lancée contre la population civile, meurtre ou homicide intentionnel, mutilation, traitement cruel, viol, torture, destruction des biens, pillage et atteinte à la dignité de la personne), crimes commis par les Fdlr-Foca entre le 20 janvier 2006 et le 31 août 2010 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Les populations du Nord-Kivu vivent dans un climat de violence depuis longtemps. Elles sont victimes des Fdlr de Mudacumura et le CNDP sous le commandement de Bosco Ntaganda.Jacques Kashala
 
(Stagiaire/Ifasic)
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