Les têtes d’érosions de Kin-Est dérangent Ngobila

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La Nationale n°1 est menacée de coupure par plusieurs têtes d’érosions dans sa partie comprise entre l’aéroport international de N’Djili et la commune urbano-rurale de Maluku, à l’Est de Kinshasa, la capitale. Cette situation est principalement occasionnée par le manque de canalisation des eaux de pluies ainsi que celles en provenance de nouvelles constructions.

Du quartier Badara, sur le boulevard Lumumba, jusqu’à Maluku, en passant par l’autoroute de N’Sele et la bretelle menant vers l’ex-province de Bandundu, plusieurs têtes d’érosions sont visibles de part et d’autre de cet axe routier d’intérêt national. Au niveau de la localité de Kimpoko, vers Mayi ya Pembe, les 2/3 de la chaussée sont impraticables. La commune de la N’sele n’est pas épargnée, particulièrement à Bibwa, à quelques encablures du site de loisirs connu sous le nom de «Sébastien».

                  Dans le souci de palper du doigt cette situation, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a effectué le dimanche 3 mai 2020, une visite d’inspection de la nationale n°1. Dans sa suite,  il y avait le Directeur provincial de l’Office des Routes.

                  Le constat fait est que juste au début du quartier Badara, le boulevard Lumumba est menacé d’être coupé en deux, si une intervention urgente du génie civil n’est pas organisée. Dans la commune de N’sele, au niveau de Bibwa, le chef de l’exécutif provincial et sa suite ont constaté l’effondrement d’un collecteur, avec un impact direct sur la chaussée. Une réparation urgente s’impose au regard de l’ampleur des dégâts, ont fait savoir les techniciens qui l’accompagnaient. A les croire, il faut construire un ouvrage de traversée pour résoudre le problème.

                  Réagissant à chaude, le gouverneur de la ville de Kinshasa a exigé un devis, sans délai, pour commencer les travaux.

                  Au niveau de Kimpoko, l’autorité urbaine s’est rendu compte également de l’affaissement d’un ouvrage d’assainissement provoqué par un amoncellement des déchets ménagers. Ici, comme dans d’autres sites visités, ce sont des glissières qui sont entamées et à chaque pluie, il y a perte de pans entiers de sols et de bitume.

                  Visiblement inquiet, Gentiny Ngobila a demandé au Directeur provincial de l’Office des Routes de lui présenter aussi un devis pour préserver la catastrophe. Les travaux à réaliser vont consister en la construction d’une glissière et en la réhabilitation des caniveaux, suivis du remblayage du site ainsi que du renouvellement du bitume sur la chaussée.

                  A la cité de Maluku, trois « points chauds » ont été identifiés. Au niveau de deux d’entre eux, l’on a fait le même constat qu’ailleurs, à savoir que ces têtes d’érosions ont pour origine l’effondrement des glissières, du fait des constructions érigées par les concepteurs de la Zone Economique Spéciale (Z E S) sur les ouvrages de drainage.

En guise de solution, Gentiny Ngobila a donné les mêmes instructions au Directeur provincial de l’Office de Routes, c’est-à-dire, l’élaboration d’un devis en vue du lancement urgent des travaux de sauvetage de la Nationale n° 1.

                  Avant de boucler son itinérance, le gouverneur de la ville a procédé à la distribution, à titre gracieux, des masques de protection à la population au niveau de la commune de Masina, lui rappelant au passage les gestes barrières à observer dans le cadre de la prévention de la contagion au coronavirus, notamment le lavage des mains avec du savon ou une solution hydro alcoolique, le port obligatoire des masques, le respect de la distanciation sociale, etc.

Jean René Ekofo

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