Les Shegues assiègent toutes les places commerçantes

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Un matin, des véhicules sont garés devant la place de la Banque congolaise, les propriétaires s’affairent aux guichets pour des opérations de versement ou de retrait des fonds. Dehors, des hordes des Shegués font le tour des parkings non gardés et vérifient s’il y a des appareils électroménagers ou d’autres biens de valeur oubliés dans les voitures et autres jeeps. Dans l’un de ces engins, une grosse mallette traînait sur le siège arrière. Une bande de dix inciviques entoure la voiture et couvre l’un d’eux qui, à l’aide d’un fil de fer introduit dans la serrure, parvient à ouvrir la portière. Ils s’emparent de ce butin et disparaissent. Quand le propriétaire revient après une demi-heure, les portières sont bien fermées, mais la mallette s’est volatilisée avec tout son contenu. Il dira qu’elle contenait 20 téléphones VIP valant 12.000 dollars.

Il ne retrouvera plus ces petits voleurs, ni les biens volés. Désormais, il laisse quelqu’un à bord pour veiller à la sécurité de sa voiture. 

            Sur l’avenue du Commerce, le cadre d’une agence en douane a garé son véhicule tout terrain. Le temps d’acheter des postes téléviseurs et des climatiseurs pour sa résidence, il est ressorti chargé de gros colis que transportaient des vendeurs. Dans le coffre arrière, des cartons contenant des chaînes musicales et des lecteurs DVD avaient disparu. Ils ont été volés.

Quelques personnes debout dans les parages, n’ont pas manqué de lui révéler qu’une bande de six voleurs avait déverrouillé la serrure du coffre de son engin.

            Encore une fois, une bande de petits malfaiteurs a profité de l’absence d’unvigile au parking pour opérer.

            Embouteillage monstre sur le boulevard du 30 juin. Les véhicules n’avancent pas d’une semelle. Devant la salle de spectacles «  Fleur de sel », des bandes de Shegués repèrent une jeune fille qui les vitres de sa Mercedes baissés, continuait à téléphoner. Soudain, une main venue de l’extérieur est entrée furtivement dans la voiture et lui a arraché son portable cellulaire.

            Après une heure, un comptable est ressorti d’une banque avec un sac d’argent. Avec ce paquet, son entreprise allait procéder au paiement des salaires du personnel. Dehors, des jeunes garçons âgés entre 17 et 25 ans, suivaient ses faits et gestes. Il ne s’en rendait pas compte. Au moment où il s’installait sur le siège avant, il entendit le bruit d’un choc au coffre arrière. Un Shegué lui signalait qu’il venait d’avoir une crevaison. Le voilà qui ressort pour aller vérifier. C’est en ce moment qu’un délinquant a ouvert la portière et s’est emparé de trois téléphones cellulaires. Deux tours autour de son véhicule, il s’est rendu à l’évidence qu’il n’y avait rien. C’est sur le siège avant qu’il constata la disparition de tous ses téléphones. Les voleurs s’étaient évanouis dans la nature avec les portables cellulaires.   

            Le rond-point Forescom, sur l’avenue Colonel Lukusa, est truffé de petits voleurs qui squattent le coin. Plus de quatre bandes des malfaiteurs se partagent le territoire sans s’affronter. La cohabitation pacifique entre groupes des Shegués y trouve un terrain de prédilection.

Mais personne ne suivait pas la scène de quatre jeunes garçons apparemment ivres de chanvre, qui ont déverrouillé la voiture laissée par un trafiquant de diamants en un tournemain.

            Ce dernier a retrouvé sa voiture et s’est étonné que certains appareils électroménagers et des habits retirés à une société de nettoyage à sec, ont été emportés par ces voleurs.

A la suite de ce vol, il ne vient plus seul au centre-ville. 

Doter chaque parking, d’une équipe des vigiles 

            Ce problème de vols fréquents dans les parkings de grandes places marchandes du centre-ville ne peut être résolu qu’avec le lancement par la police de l’opération ratissage dans tout le secteur, et par la mise en place des vigiles devant assurer la sécurité et protéger les véhicules des particuliers.       

            On ne peut pas comprendre que des bandes de petits voleurs issus des rangs des Shegués puissent continuer à insécuriser le centre-ville qui accueille beaucoup d’étrangers.

            L’on sait que parmi ces Shegues grandis au centre-ville, personne d’entre eux n’a jamais séjourné en prison. Rares sont ceux qui ont été entendus par des OPJ de la police.

            Ces marginaux croyent qu’ils ont plus de droits que les autres citoyens et qu’on doit les tolérer et les laisser se débrouiller à leur manière. Ils grandissent avec cette mentalité de marginaux et se réconfortent dans les sentiments de l’impunité.

L’on comprend dès lors pourquoi ils font des éloges aux autorités qu’ils croisent sur les artères du centre-ville et qui les gratifient de quelques billets de banque.

            Les responsables de la police doivent se montrer plus sévères vis-à-vis des Shegués, au lieu de se montrer plus cruels à l’égard des marchés-pirates et des vendeurs de coins de rue.

            L’insécurité qui règne actuellement au centre-ville requiert des actions énergiques des forces de sécurité, si nous ne voulons pas voir les Shegués prendre la relève de bandits de grand chemin en détention dans les prisons, ou renforcer les bandes des malfaiteurs.

            Le mal a trop duré et les plaintes ne cessent de s’accumuler.

   J.R.T.

 

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