Les regrets du général Kasongo

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S’exprimant sur les incidents d’hier jeudi au Stade des Martyrs, le Général Kasongo, commandant de la police nationale congolaise pour la ville de Kinshasa, a déploré la décision du gouverneur de la ville, prise la veille lors d’une réunion qu’il a présidée à leur intention, autorisant les deux ailes dissidentes des Musulmans Sunnites de prier ensemble, dans le site précité, pour la clôture du Ramadan.

         A son avis, l’autorité urbaine aurait dû interdire la présence des uns et des autres au Stade des Martyrs, étant donné que depuis plusieurs jours, des alertes aux affrontements étaient lancées à partir des deux camps. La tension était si vive entre les deux ailes protagonistes que les incidents d’hier jeudi étaient prévisibles.

         Le général Kasongo a par ailleurs fait le constat malheureux selon lequel les éléments de la police se sont retrouvés devant le fait accompli, à savoir des échauffourées inévitables entre deux groupes antagonistes de Musulmans Sunnites.

         Conformément à leur mission de protection des personnes et de leurs biens, ils étaient obligés d’intervenir pour rétablir l’ordre troublé. Il a avoué que ce n’était pas facile, compte de la présence, sur les lieux des incidents, des inciviques visiblement déterminés à en découvre avec les forces de l’ordre, mais aussi des personnes vulnérables (femmes, vieillards, handicapés physiques et enfants) et qu’une intervention musclée était de nature à mettre en danger.

         D’où, il a fallu agir avec le maximum de tact, afin de limiter les dégâts humains et matériels.

         Le général Kasongo a même souligné que la ville a frôlé un bain de sang car les policiers auraient pu perdre leur sang froid et tirer dans le tas, au vu de leurs collègues tués et blessés mais Dieu merci, mais ça n’a pas été le cas.

                           LP

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