Les populations de Dungu, Ituri et Niangara rejettent toute cohabitation avec les Mbororo

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Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure. Tel est le cri de cœur que lancent les populations du territoire de Dungu  pour dénoncer l’invasion de leurs territoires par des éleveurs appelés « Mbororo » ainsi que leurs alliés LRA, Ndjandjawit et Seleka.

            Une conférence de presse a été tenue le vendredi dernier dans la salle des réunions de l’Hôtel Le Marinel, à Gombe, par Xavier Bonane Ya Ngazi, ancien secrétaire général du Gouvernement et aujourd’hui député national, au nom et pour le compte de la société civile et des populations de cette contrée.

            Il a dénoncé la présence nuisible des peuplades nomades provenant du Tchad, de la République Centrafricaine et du Sud Soudan, notamment des Mbororo, des Ndjadjawit et des Seleka. Ces populations présentent une véritable menace d’abord pour les populations du Haut-Uélé, du Bas-Uélé et de l’Ituri et probablement plus tard des populations du Nord-Kivu.

Complot international

            A la grande surprise des populations locales, du 23 au 29 mars de l’année dernière, à l’initiative des Nations-Unies, une délégation de plusieurs pays avait débarqué à Dungu pour une mission aux contours flous. C’est ainsi que les populations de Dungu avaient organisé une opération ville morte le 21 mars de l’année dernière pour manifester leur désapprobation de cette proposition de cohabitation avec ces peuplades nomades et envahisseurs. Un autre élément dangereux est que ces peuplades sont accompagnées de leurs bétails et se déplacent régulièrement à travers les territoires de Dungu, Niangara, Ituri et autres où ils délogent les populations autochtones. Pire, ils sont munis des armes et munitions de guerre et ne se gênent pas de massacrer les populations locales sous l’indifférence des autorités administratives et politiques tant nationales que locales.

            Par ailleurs, les Mbororo se cachent souvent derrière leurs complices nomades que sont les Houtis, eux aussi munis d’armes et munitions de guerre. Ils se mettent derrière les éléments étrangers irréguliers, à savoir la LRA, des Ndjandjawites et les rebelles centrafricains dénommés Seleka, qui ont fait parler d’eux tout au long de la longue guerre civile en Centrafrique. Cela pour massacrer les populations locales qui osent opposer la moindre. Chaque jour qui passe, l’on déplore de nombreux cas d’assassinat, de viols, de destructions méchantes et de déplacements forcés des populations locales vers les brousses environnantes, livrées aux intempéries, épidémies et autres maladies  d’origine hydrique, aux attaques des bêtes sauvages. Parmi les victimes, l’on dénombre des officiers de la Police et des FARDC.

            On peut citer, a indiqué Xavier Bonane Ya Ngazi, les cas du Major Katalebe et du Lieutenant-Colonel Jacques Musenga, mort dans une embuscade des Mbororo lourdement armés dans le Parc de la Garamba. Ces Mbororo s’adonnent même aux braconnages, aux massacres des animaux dans le Parc de la Garamba, tels les Okapis. Ils pratiquent le commerce du bois rare vers l’extérieur. Les fruits de ce trafic illicite leur permettent de se procurer armes et munitions de guerre. Ces Mbororo disposent des centres d’entrainement, des bureaux administratifs et sécuritaires aux yeux et à la barbe des autorités administratives et politiques locales et nationales.

            Pour la Société Civile des territoires de Dungu, Ituri, Niangara et environs, ces éleveurs Mbororo et leurs alliés étrangers que sont les Ndjandjawits, Houtis, Seleka et la LRA jouent le rôle d’éclaireurs et agents pour espionner et signaler les positions des FARDC.

                                      F.M.                        

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