Les policiers d’assainissement à pied d’œuvre à Gombe

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Le gouvernement provincial de Kinshasa a décidé de déployer, depuis le début de ce mois à travers la capitale, des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) chargés de constater les contraventions en matière d’assainissement environnemental, de dresser les procès-verbaux conformément à la loi et surtout de veiller aux conditions d’exploitation des établissements dangereux, insalubres et incommodes. D’après Thérèse Olenga, ministre provinciale de l’Education, Environnement, Communication et Genre, ces agents qui ont reçu une mission permanente peuvent infliger les amendes transactionnelles suivant l’Arrêté interministériel provincial en application.

En amont, a indiqué la ministre, la ville s’est fixée le nouvel objectif d’administrer ses déchets à travers une politique de gestion intégrée partant de la production, la collecte, l’évacuation, le traitement et la revalorisation des immondices. Une grande victoire est d’ores et déjà arrachée dans cette bataille. Il s’agit de l’identification de Mpasa (à 35 Km de Kinshasa) comme site de décharge finale, en attendant la désignation des sites intermédiaires appelés aussi stations de transfert. 

Afin de maximiser les chances de réussite de ce projet visant in fine à connaitre le volume exact des déchets produits dans la capitale, la Commune de la Gombe est retenue comme zone pilote d’expérimentation. A cet effet, a-t-elle a souligné, la ville a une très grande responsabilité dans ce travail qui demande énormément des moyens propres avant de tendre la main aux partenaires. Pour y parvenir, il a été imaginé une stratégie consistant à vendre des sacs poubelles, facilement rammassables par les services appropriés qui passeront régulièrement dans les quartiers de la Gombe. « Ces fonds permettront d’entretenir les outils, de les renouveler, de prendre en charge le paiement etc. D’ici là, les pousse-pousseurs seront interdits d’accès à Gombe et les opérateurs non agréés seront traqués… » a indiqué Mme Olenga. Puis de faire appel à la conscience d’un chacun et à l’implication des médias dans un travail permanent de sensibilisation pour l’assainissement de la ville. Car ailleurs, c’est la majorité qui suit la règle et les inciviques sont largement minoritaires, tandis que chez nous c’est plutôt le contraire qui est quotidiennement vécu.

            En guise de conclusion, la ministre de l’Environnement a indiqué qu’au moment où les immondices sont considérées comme des ressources précieuses, il s’avère impérieux que les gestionnaires de la capitale maitrisent le volume des déchets produits, afin de les valoriser. 

Tshieke Bukasa &

Rachel Bakuatshilela (stagiaire IFASIC) 

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