Les options pour une lutte stratégique contre le SARS COV-2, agent étiologique du Covid-19

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Les intelligences Congolaises doivent tourner à une vitesse supérieure  dans la recherche des solutions durables pour l’éradication dans un délai raisonnable, de la pandémie, en réinventant des stratégies nouvelles pour l’après-pandémie. L’état d’urgence suppose une discipline de fer avec des sanctions dissuasives pour ceux qui contrôlent comme ceux qui exécutent les mesures édictées par les autorités du pays, surtout pour les agents de l’ordre. La complaisance n’a aucune  place dans un temps de guerre ou d’hostilité. Les Congolais n’ont pas accepté  perdre une partie de leur liberté pour rien. Ils sont convaincus que sans cela, la survie de la nation sera mise en dure épreuve, compte  tenu des ravages que cette pandémie fait à travers le monde( plus d’un million de malades confirmés et plus de 200 milles morts).

            L’ONG «Environnement Sain Sans Frontières», rappelle aux communautés congolaises que cette crise causée par ce virus malin (dont  les scientifiques continuent à  découvrir les facettes au fil du temps), qui se répand à une vitesse de croisière et surprend tous les pays du monde.  Cette crise ne sera pas la dernière à cette  ère où le dérèglement climatique et ses corolaires sont quasiment permanents sur toute l’étendue de l’humanité. Les organisations humaines devraient se tenir aux aguets et les nations qui veulent survivre doivent suivre l’exemple de la Corée du Sud, qui sort tête haute de la pandémie grâce à l’intelligence de ses filles et fils.

            C’est la raison pour la quelle «Environnement Sain Sans Frontière» insiste sur la pérennisation du Fonds de Solidarité Nationale créé par le président de la République, il y a quelques jours. Ce fonds devait grossir et à la longue pourra devenir une caisse de solidarité sous forme d’une banque d’épargne pour les victimes des catastrophes, sachant que l’Etat congolais, qui a des ressources financières actuellement très limitées, ne saura pas entretenir ses près de 2,5 millions de KM2 de superficie, payer ses fonctionnaires et ses politiques, entretenir les institutions et s’occuper en même temps des catastrophes et leurs victimes.

            La RDC, qui est la solution pour l’humanité compte tenu de son massif forestier autour de 60% de  2. 300. 000 km², soit 6 % de la surface forestière mondiale qui séquestre 260 tonnes de CO2 par hectare, qui est une grande contribution dans le maintien tant soit peu de l’équilibre climatique. En même temps, la RDC est une victime, car les sécheresses, les inondations (actuellement au Haut Katanga, Maniema, sud Kivu, Tanganyika, Sankuru), les éboulements des terres qui se vivent au quotidien dans toutes les cités, les éruptions volcaniques et autres catastrophes sont toujours au rendez-vous en permanence.

            Pour faire face à la crise de Covid-19, la chaine de la responsabilisation doit être respectée. Que chacun fasse son travail dans la limite de nos lois, la constitution en premier. Si le Président donne le Go, les ministres et les gouverneurs relayent les instructions et celles-ci sont suivies par les maires de villes, les chefs de cités, bourgmestres, chefs de territoires,  chefs de secteurs, chefs des quartiers, chefs des groupements, chefs de rues, chefs de localités et chefs de familles. Si le message des différentes mesures passe par ces canaux, les communautés vont assimiler  les recommandations et la chaine de contamination sera cassée plus vite.

            La pandémie provoquée par le Virus de Covid-19 est une menace réelle pour la bonne marche de notre nation. Les leaders ne doivent pas croiser les bras et attendre des solutions à travers les médias traditionnels ou sociaux, moins encore de la part des responsables politiques. Il est temps que nos cerveaux tournent et que nous mettions à la disposition des décideurs politiques des propositions pour des solutions durables. N’attendons pas qu’on soit associé dans un comité de riposte pour servir la nation. Chacun de nous est dans l’obligation de s’exprimer et critiquer  objectivement sans énerver les lois du pays. De toutes façons, notre constitution nous reconnait ce pouvoir d’intervenir dans la mise en place des politiques, plans ou projets qui concernent la nation.

            Pour suivre les mesures barrières, les entités décentralisées doivent faire leur tâche qui est bien inscrite dans notre constitution. La guerre asymétrique qu’impose la covid-19 à notre nation, les armes pour la combattre sont détenues par les communautés, impliquons nous tous.  Nous sommes loin de l’hominisation totale de la population.

ALAIN  BOTOKO, Président  du Comité Exécutif de l’ONG/ESSF.

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