Les maraîchers kinois en séminaire de mise à niveau à Masina

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Des  maraîchers kinois regroupés au sein de l’Union des Coopératives Agricoles de Kinshasa “UCOOPAKIN ” sont en séminaire de mise à niveau depuis hier lundi 13 juin 2011 à l’ITI Masina. 
Apprendre  des techniques culturales appropriées à même de permettre  de limiter le recours aux engrais chimiques,  leur expliquer la nécessité d’utiliser à bon escient le calendrier agricole, de préparer le sol… sont les objectifs assignés à ce séminaire.  Celui-ci  prend fin le jeudi 16 juin 2011 et est parrainé par l’Oxfam/ Québec.  Une fois  leurs capacités renforcées, les maraîchers   seront en mesure de mieux lutter contre la pauvreté, a-t-on appris de  Robert Tshangu,  le  président du Conseil d’Administration de l’UCOOPAKIN.

Le noyau présent aux ” cours ” va à son tour transmettre  les connaissances acquises aux autres paysans. Le jeudi 16 juin, ” enseignants ” et ” apprenants”  vont descendre  au site agricole  de l’UCOOPAKIN à Kinkole pour confronter les notions théoriques aux réalités  du terrain.

Concentrés et appliqués, les  séminaristes étaient suspendus pendant ces deux derniers jours aux lèvres des agronomes Jean- Louis Friti, Jacques Nkunku, Prosper Bwalakuku, qui ont expliqué à tour de rôle les concepts des cultures maraîchères, potagères, les types  et l’importance des jardins sur les plans environnemental, scientifique, nutritionnel, social….

Espèces locales et exotiques cultivées dans la capitale, assolement ( répartition des surfaces cultivables entre plusieurs cultures), rotation, la production de la fumure organique, le rôle de la matière organique, le compostage ..   sont les autres chapitres débattus par Friti et consorts.
Chef de bureau, Vulgarisation et Encadrement  au Service National d’Appui  au Développement  de l’Horticulture Urbaine et Péri Urbaine ” Senahup “, Friti a fait remarquer que certaines  maladies  sont dues à l’usage exagéré des produits alimentaires importés.  Le  maraîchage  , a-t-il souligné, constitue  une branche  de production agricole pour obtenir des légumes alimentaires. Les légumes fruits (piments, aubergines, tomates…) rapportent plus que les légumes feuilles (amarantes, épinards, oseilles…), a-t-il précisé.

Bwalakuku a fait remarquer à ses ” élèves ” que les sociétaires d’une même association ne doivent pas cultiver les mêmes produits pendant une période donnée.  Il a souligné qu’on peut associer les plantes à enracinement profond et  superficiel. Il  leur a recommandé de faire une planification annuelle de leurs cultures,  promettant de leur procurer un calendrier agricole détaillé.

L’agronome Nkunku a prié ses collègues paysans de viser haut. En lieu et place de trois ou quatre plates-bandes, cultivez-en même des dizaines.
Au moment où plusieurs entreprises ont mis la clé sous le paillasson, l’agriculture reste l’un des métiers qui nourrit son homme “, a-t-il indiqué.
Les   matières  censées être discutées ce   mercredi  15 juin 2011 sont :  le  conseil pratique après l’enfouissement des engrais verts, comment fabriquer le fumier naturel ou encore établir  une pépinière , la  préparation du sol, les caractéristiques d’une bonne semence,  ….

Ayant assisté aux échanges animés entre les maraîchers et les  formateurs, la déléguée de l’Oxfam, Marjorie Chéran a dit que cela est une bonne chose. La Coopérative Agricole Paysanne ” CAP ” a exhorté les paysans  de Kinkole Bahumbu et ceux de Masina pour former l’UCOOPAKIN en mars 2010. 

Jean- Pierre Nkutu

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