Les Kinois réclament des aubettes

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Kinshasa est une mégapole où l’exercice le plus difficile à faire au  quotidien consiste à se battre pour trouver un moyen de transport en commun. Ainsi, l’attente d’un hypothétique bus, taxi-bus ou taxi au niveau d’un parking ou d’un terminus s’avère souvent longue. Des milliers de personnes de tous les âges qui se retrouvent en dehors de leurs maisons ne savent où s’abriter en cas de pluie et de soleil d’aplomb.

Dans les années’80, un ancien gouverneur de la ville, feu Augustin Kisombe Kiaku Muisi pour ne pas le citer, avait eu l’ingénieuse idée de faire aménager des aubettes au niveau des arrêts de bus et places publiques les plus fréquentées. Mais, avec le temps, ces abris ont été transformés soit en sous-commissariats de police, soit en dortoirs d’enfants de la rue ou d’aliénés mentaux. Certaines aubaines ont même été tout simplement démolies dans le cadre des travaux de modernisation de la capitale.

C’est justement dans la lignée des 5 Chantiers de la République, remplacés aujourd’hui par la « Révolution de la Modernité » que Kinoises et Kinois réclament la construction de nouvelles aubaines pour leur permettre de faire face aux rigueurs du climat. Il n’est pas normal qu’à la moindre pluie, les gens se précipitent sous les plates-formes des stations d’essence, mettant du coup celles-ci en danger à cause de l’accroissement des risques d’incendie.
Certes, on a aménagés quelques aubettes à la Garde Centrale et sur l’avenue du 24 novembre. Mais c’est insuffisant par rapport aux besoins de la population kinoise en structures d’accueil en temps de pluie ou sous la canicule.                                                                   

Nadège Bebela Tony

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