Les hépatites virales plus mortelles que le sida, la tuberculose et le paludisme

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Les hépatites virales B et C sont les plus dangereuses parmi les cinq types connus (A, B, C, D, C et E). Il sied de noter qu’environ 400 millions de personnes sont  infectées dans le monde, dont environ 325 millions vivent avec les types B et C. Mais  95% ignorent leur état. Pourtant, les hépatites constituent la 7ème cause de mortalité à travers monde, avec 1,34 million de décès par an, soit plus que le VIH / SIDA, la tuberculose et le paludisme.  Ce sont des tueuses silencieuses, car 80% de cas sont asymptomatiques.

 On enregistre 6 à 10 millions de nouvelles infections chaque année, ce qui constitue une lourde charge pour les systèmes de santé. Le taux de prévalence de l’hépatite est de 4%, c’est-à-dire supérieur à celui du VIH/SIDA qui est de 1.3%. Notre planète a commémoré, hier dimanche 28 juillet 2019, la journée mondiale contre l’hépatite, sous le thème : « Investissons pour éliminer les hépatites ».

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a, à travers ce thème, invité les décideurs politiques du monde entier à mettre sur pied des stratégies devant permettre à leurs pays respectifs d’éradiquer ce virus, plus dangereux que le VIH, la tuberculose et le paludisme. C’était l’essentiel du message du Dr Matshidiso Moeti, directrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

En République Démocratique du Congo, la campagne intitulée « Jusqu’au Bout, Jusqu’au Fond », qui s’étalera sur une année, soit du 28 juillet 2019 au 28 juillet 2020, est parrainée par l’OMS, le ministère de la Santé publique, à travers le Dr Pascal Tshiamala, ainsi que la société civile, représentée par l’ONG  Action Solidaire de la Jeunesse pour le Développement Communautaire (ASOJEDEC). Ce samedi 03 août 2019, il est prévu une activité dénommée « Marche du bien – être ’’, laquelle partira du Palais du peuple pour l’avenue des Huileries, en passant par 24 Novembre, pour se terminer sur le boulevard Triomphal, où seront placées 35 tentes représentant 35 zones de santé de la ville de Kinshasa.

Des opérations de dépistage sont prévues à cette occasion. Les organisateurs attendent un échantillon de 1 million 250 mille, soit le 1/10 de la population kinoise, avant de se rendre en provinces puisque la campagne concerne l’ensemble de la République.

RDC : une situation préoccupante

Dr Pascal Tshiamala a abordé le projet d’éradication  des hépatites virales B et C en RDC en éclatant les 12 mois de la campagne de la manière suivante : 4 mois pour la sensibilisation (avec dépistage rapide); 4 mois de dépistage dans les hôpitaux de référence suivant les zones de santé et les 4 autres mois à consacrer à la prise en charge médicale. 

            On note qu’il existe à Kinshasa 79% de malades cirrhotiques, porteurs des virus B et C. Cependant, 2,7 % à 4,1% des femmes enceintes sont atteintes du  HVC et 2,5 à 9,2% du HVB. 5%  d’adeptes des drogues injectables sont porteurs de HVC et 20, 0% de la HVB. Le personnel de santé représente 7,1% de sujets  atteints du  virus B ; es donneurs de sang 11,8 à 12%  de porteurs de HVC et 7,1% de HVB.

            Quant aux professionnels du sexe, 8,2% sont atteints de HVC et 15% de HVB ; les polytransfusés SS 7,9% du HVC et 10 à 16% du HVB, etc. Certes,  13,7% d’hommes en uniforme sont atteints du HVC et 1, 7% d’adultes vivant avec le VIH  sont atteints du HVC et 22, 8% du HVB, etc. Devant ce tableau sombre, les organisateurs invitent les Congolais à se faire dépister en vue de permettre à la RDC de mettre en oeuvre un plan stratégique devant identifier le mode de transmission pour que la riposte soit efficace et que des millions de vies des soient sauvées d’ici 2030.  Dorcas NSOMUE

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