Les fiches pédagogiques comme outils d’expression du référentiel formatif

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Le Centre Wallonie-Bruxelles abrite depuis hier matin, les travaux de l’atelier sur les fiches pédagogiques : outils d’expression du référentiel sur le terrain de la formation. Organisé par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel avec l’appui technique des partenaires extérieurs que sont l’AETPF/CTB, l’APEFE, l’Unesco, le VVOB, le WBI, cet atelier de haut niveau rassemble pendant quatre jours, des responsables des provinces éducationnelles de la RDC, des inspecteurs de l’Enseignement technique et professionnel, des professeurs d’université, des formateurs, des techniciens, des évaluateurs et autres experts, intéressés par la réforme de l’enseignement technique et la formation professionnelle en RDC.

Plusieurs études faites, de nombreux projets élaborés sur ce secteur de l’éducation en RDC, la réflexion ouverte depuis hier et qui va se clôturer le 7 mai prochain, est une sorte de laboratoire pour la mise en commun d’expériences basées sur le travail de terrain de la formation technique, et l’harmonisation de vues entre différents experts sur l’élaboration des fiches pédagogiques considérées aujourd’hui comme étant des  pièces-maîtresses, sinon des outils d’expression du référentiel sur le terrain de la formation.

A l’ouverture des travaux de cet atelier, Augustin Baharanyi, expert national de l’AETPF/CTB et point focal EPSP, a au nom du secrétaire général à l’EPSP empêché, formulé le vœu de voir cette réflexion améliorer et performer notre système d’enseignement technique et de formation professionnelle. Il a particulièrement souligné notre devoir de consolider les acquis de tous les travaux déjà faits et prévoir des améliorations de gestion dans le but de poursuivre les efforts fournis pour mieux organiser ce secteur de l’éducation nationale.

En effet, dans le souci d’améliorer notre système éducatif, son ministère considère l’enseignement technique et la formation professionnelle comme un pilier important appelé à fournir une réponse adéquate aux besoins du marché du travail, former des citoyens compétents avec l’entreprise et pour l’entreprise, et promouvoir le savoir agir, l’employabilité et la créativité chez les jeunes et les préparer à devenir des acteurs performants dans le contexte de la mondialisation.

Pour le secrétaire général à l’EPSP, cet enseignement technique et la formation professionnelle doivent servir non seulement d’instrument pour impulser la compétitivité et la performance de l’économie, mais de cadre de concertation pour une meilleure implication du secteur privé dans la mise en œuvre de la politique sous-sectorielle, ainsi que de cadre de l’intégration de l’apprentissage traditionnel ( informel) dans le système global de l’ETFP et d’une dynamique partenariale renforcée.

Donnant l’historique du projet, il a noté que depuis le 15 novembre 2009, une procédure de référentialisation en cours au ministère de l’EPSP avec le concours du Projet d’appui à l’enseignement technique et de la formation professionnelle, cible les différentes filières, notamment l’électricité, l’électronique, la menuiserie et la plomberie. Et c’est en synergie avec la commission interministérielle de l’ETFP et en collaboration avec d’autres bailleurs, VVOB, APEFE, Unesco, que certaines filières ont pu être revisitées, telles que l’agriculture, le vétérinaire, le froid et la climatisation, l’esthétique et coiffure, la coupe et couture. Elles ont créé aujourd’hui des métiers porteurs d’emploi qui suscitent l’entreprenariat ou l’auto-employabilité.

Dans la foulée, Augustin Baharanyi a au nom du S.G. de l’EPSP, plaidé pour l’appui institutionnel à la commission interministérielle de l’ETFP, afin d’asseoir définitivement un système de pilotage unifié, ainsi qu’un cadre légal et institutionnel de l’ETFP pouvant donner lieu à des mécanismes de financement et d’autofinancement régulés garantissant une certaine autonomie des structures de formation.

Auparavant, le secrétaire exécutif adjoint de la commission interministérielle de l’ETFP, Kasay Mudubaba, s’est félicité de voir que les experts ont déjà élaboré pour notre système éducatif, plus de dix référentiels, avant d’annoncer leur mise en application dans quelques écoles de la RDC, à la prochaine rentrée scolaire.

Nicolas, délégué de VVOB, un partenaire dans ce projet, a pour sa part, évoqué le parcours réalisé jusqu’ici et mis un accent particulier sur les efforts accomplis par son organisme en faveur pour la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle congolais.

Simon Lusa Lusa, expert de l’APEFE, a quant à lui, émis le voeu de voir  se développer une synergie avec tous les partenaires pour une capitalisation d’expériences autour des questions fondamentales de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Il a apprécié la dynamique qui s’est installée au sein de la commission interministérielle de l’ETFP, ainsi que la réalisation de six référentiels dont quatre sont lancés par l’AETFP/Coopération technique belge. Six autres sont en élaboration dans les filières organisées en RDC. Simon Lusa Lusa attend de cet atelier, la production de six autres référentiels et l’élaboration des fiches pédagogiques.

Une mise en commun des expériences pour l’élaboration des fiches pédagogiques

Le coordonnateur de l’APEFE, Georges Lecoq, a exprimé à cette occasion, ses sentiments d’inquiétude à la suite du sort réservé au travail important réalisé par la CTB et les autres partenaires. De nombreux rapports et études étaient en effet, rangés dans les tiroirs des officiels. Aujourd’hui, cette inquiétude a laissé la place à un sentiment de réconfort. Car, avec cette seconde étape, le projet se rapproche des bénéficiaires, les élèves et les apprenants. Il est content de voir les attentes des uns et des autres rassemblées au cours de cet atelier.

Joël Leroy, coordinateur de l’AETFP, a après un survol synthétique des interventions de différents orateurs, souligné l’importance des travaux de cet atelier. Il s’est réjoui de la présence des participants venus de différentes provinces, permettant que ce travail soit réactualisé avec l’adéquation de la formation et des réalités de terrain. Pour les seize référentiels qui sont en train de naître, il a insisté sur le fait que les objectifs à atteindre pour chaque fiche pédagogique soient bien définis, en même temps que soient pris en compte entre autres facteurs importants, l’approche par compétences et l’applicabilité des référentiels sur le terrain.

Dans l’après-midi, le coordinateur de l’AETFP, a entretenu les participants sur la réflexion développée avec les différents partenaires dans le cadre de la Journée nationale de l’enseignement en RDC, avant de s’étendre sur les fiches pédagogiques et les attentes des organisateurs de l’atelier.

                                                                           J.R.T.  

 

 

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