Les enseignants menacent d’aller en grève avant l’Exétat

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La Synergie des Syndicats des Enseignants de la RDC (SYNECAT-CCT-FA-SYNEP-COFEVID) a consacré la Journée Nationale de l’Enseignement, le mardi 30 avril 2019, à une séance pédagogique de réflexions au Centre « Maison du Savoir », dans la commune de Kasa-Vubu. Un préavis de grève à l’attention du gouvernement a sanctionné ces assises, comme préconisé à l’issue de leur Assemblée générale du 5 avril 2019, tenue au Centre « Libala Muinda ». 

En toile de fond, elle réclame la restitution de la gestion de la Mutuelle de Santé (MESP) au Comité de crise, conformément au Programme de cent jours du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, et de poursuivre en justice ceux qui ont dilapidé ses fonds. Il y a nécessité de faire implanter cette structure de santé dans toutes les provinces, afin que tous les enseignants, sans discrimination, accèdent aux soins de santé de qualité.

            Dans la déclaration lue par Jean-Bosco Puna, Secrétaire Général du Synecat, les enseignants exigent du gouvernement les bonus des salaires détournés, à hauteur de 100.000 FC, aux mois d’août et septembre 2017. Il est également demandé à l’exécutif national de payer aux enseignants un nouveau barème salarial, en contrepartie de la gratuité de l’enseignement au niveau du primaire. En sus, la Synergie a réitéré son vœu de voir le gouvernement  programmer le payement de tous les « Non-payés » (NP) ainsi que de toutes les « Nouvelles unités » NU) sur l’ensemble de la RDC.

            Signalons que cette déclaration est signée par Jean-Bosco Puna (Synecat), Jean Tunda (FA), Jonas Mudiandambu (Synep) et Félicité Ntanga (Cofevid).

Pour marquer d’un cachet spécial la Journée Nationale de l’Enseignement, diverses activités ont été organisées, notamment la communication de l’Inspecteur Donatien Kitenge sur l’état de l’enseignement national, de l’époque colonial ’à nos jours ainsi que  la « Tribune d’expression populaire », où les enseignants ont réfléchi sur les 10 préoccupations majeures à résoudre pour sauver le secteur éducatif en RD-Congo.

            Il a été épinglé, dans ce lot, la continuité ou non de la prise en charge de l’enseignement par les parents ; des ponctions sur les comptes bancaires des enseignants ; l’abandon de l’enseignant en cas de maladie, etc. S’agissant de la prise en charge, les enseignants ont souhaité son abolition pure et simple, et appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités en mains, dès la rentrée scolaire prochaine. De sévères critiques ont émises contre les réformes à répétition qui affectent le programme national, sans changement notable.

            Joignant l’utile à l’agréable, le poète Floribert Banshipe a sensibilisé les participants sur l’impératif, pour la société congolaise, de rompre avec la médiocrité, l’ignorance et l’obscurantisme, en faveur de la culture de l’excellence et du développement.     

            Il sied de signaler que le Coordonnateur de la Société Civile de la RDC, Christopher Ngoy, et les sociétaires des « Retrouvailles Bana Membres pour le Développement » (RMD), ont rehaussé de leur présence cette assemblée générale, qui s’est clôturée par un repas de famille.   Jean-René Ekofo

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