Les Congolais invités à s’engager pour «zéro cas de paludisme»

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DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO, AFRICA, MAPIMO - JULY 10: A young boy suffering from malaria rests on the floor with a high fever at a small medical center on July 10, 2013 in Mapimo, South Kivu, the Democratic Republic of Congo. In South Kivu in the Democratic Republic of Congo, under the rule of the popular movement Rahiya Mutomboki, an outbreak of malaria has been reported. Otherwise a common disease, got now out of control in a region of difficult access around the village Mapimo after the local people fled to forest fearing from government militia attacks. Although this medical facility has a capacity of 15 beds, there are more than 100 patients, mostly children, who lack care and drugs (antimalarial drugs). Those that are available, are being distributed free of charge from a non-profit organization People in Need. (Photo by Tomas Kubes/isifa/Getty Images)

Dr Oly Ilunga Kalenga, ministre de la Santé publique, a invité les Congolais à s’engager individuellement et collectivement pour  « zéro cas de paludisme » dans leurs familles. Il s’est ainsi exprimé à Kinshasa, à l’Académie des Beaux-Arts (ABA), le jeudi 25 avril 2019, lors de la célébration de la « Journée mondiale de lutte contre le Paludisme ». Le thème mondial de cette année est : « Zéro paludisme, je m’engage ! » ; tandis que sur le plan national, le RDC a choisi pour thème : « Je m’engage pour zéro cas de paludisme dans mon ménage ». Dr Oly Ilunga a souhaité voir cet engagement se traduire concrètement dans les faits et les actes de chaque jour et non se limiter uniquement au niveau des vaines déclarations. Et cela impose de nouveaux comportements dans la stratégie de lutte contre le paludisme. Pour le ministre, cet engagement doit se matérialiser à travers la participation des ménages, des familles, des communautés en adoptant des comportements dans la lutte contre le paludisme.

            Pour ce faire, la population doit s’assurer que l’environnement domiciliaire ne sert ni d’abri, ni de réserve de reproduction des moustiques. Elle doit dormir sous la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action pendant et durant toutes les nuits. Elle doit également bien connaître les signes du paludisme et se présenter à temps au centre de santé le plus proche pour recevoir les soins appropriés conformes à la politique nationale de lutte antipaludique. Le ministre a convié les femmes enceintes à se rendre, dès les premiers signes de grossesses, auprès des services de consultations prénatales pour recevoir les médicaments et les conseils, en vue de se protéger et de protéger leurs bébés. Il a signaler la nécessiter d’approvisionner les sites des soins communautaires et les centres de santé les plus proches des communautés.

RDC : 18.000 décès

dus au paludisme

            Le ministre n’a pas oublié l’importance des autres aspects de la lutte antipaludique tels que la communication  qui doit être organisé à tous les niveaux, l’encouragement des relais communautaires ainsi que l’utilisation des radios et médias communautaires pour la sensibilisation. Poursuivant son allocution, Dr Olly Ilunga a souligné le fait que notre pays a enregistré plus de 18.000 décès provoqués par le paludisme en 2018. Au même moment, la RDC compte près de 18 millions de cas de paludisme, dont 16 millions de cas simples et 1,8 million de cas graves au cours de la même année. Il a indiqué que le Gouvernement et ses partenaires ont mis à la disposition de la population les moyens pour lutter contre ce fléau. En cet effet, plus de 14 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ont été distribuées gratuitement en 2018, dont près de 11 millions, lors des campagnes de distribution de masse.

            En outre, près de 2,7 millions de femmes enceintes ont bénéficié de deux doses de Sulfadoxine Pynméthamine et deux millions autres en ont bénéficié jusqu’à la troisième dose. Pour terminer son discours, le Ministre de la Santé a aussi signalé que les prestataires des soins sont actuellement bien formés sur la prise en charge du paludisme simple et grave. Les médicaments et les tests de diagnostics rapides sont disponibles et accessibles et gratuits dans les structures sanitaires publiques. Des stands d’exposition des produits antipaludiques ont été érigés à l’ABA pour accompagner cette journée.SAKAZ 

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