Les coalitions africaines face à la transparence des minerais

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Jean Claude Katende, coordonnateur de la «Coalition Publiez ce que vous payez» de la Rd Congo, a le vendredi 20 mai 2011 au siège du Réseau des ressources naturelles dans la commune de Barumbu, annoncé, la tenue du 24 au 27 mai 2011 à l’hôtel Venus à Kinshasa, de l’atelier régional des coalitions «Publiez ce que vous payez» d’Afrique.  « Agenda de la transparence des industries extractives en Afrique après 50 ans d’indépendance : réalisations, défis et perspectives d’avenir » est le thème de cet atelier. Son objectif de l’atelier est de permettre aux différentes coalitions d’échanger sur leurs expériences, d’examiner les défis et de définir les actions pour les 2 ou 3 années à venir.   .  Il a souligné aussi que les 21 coalitions africaines vont examiner plusieurs questions comme celles de la mise en œuvre de l’Initiative pour la transparence des industries extractives en Afrique;  la transparence pour aller vers la redevabilité ; la désagrégation des chiffres.

Joseph Williams, membre de la coalition internationale «Publiez ce que vous payez» dont le siège est à Londres et chargé du plaidoyer et de la communication, a déclaré qu’il ne faut jamais oublier que les ressources naturelles appartiennent au peuple et pour cela, il doit y avoir transparence dans le payement effectué par les entreprises extractives. Les chiffres fournis par les différents acteurs doivent être soit annuels, soit trimestriels.

  Il a signalé qu’à la suite des Américains, les Européens se proposent en octobre de cette année de changer leurs directives de transparence.
Très content de voir cet atelier régional se tenir en Rd Congo, le coordonnateur national du Réseau ressources naturelles (RRN), Joseph Bobia, estime que le travail de son réseau consiste à sensibiliser les communautés autochtones à demander des comptes au gouvernement. Les communautés locales doivent savoir où vont ces revenus et leur affectation.

A une question de la presse de savoir si les coalitions africaines ne vont pas échanger seulement sur leurs échecs, Jean Claude Katende a indiqué qu’il y a aussi des réussites. En exemple, il a cité le cas du Niger où la société civile a réussi à inscrire la question de la transparence des ressources naturelles dans la constitution du pays ; le cas de la RDC où la société civile a contraint le gouvernement à revisiter les contrats miniers. « Même si ce n’est pas encore parfait, un pas a été fait, » a-t-il dit.
Pour l’historique, il a signalé, que le premier atelier régional s’est tenu au Congo/Brazzaville en 2004,  le deuxième (2006) et le troisième (2006) au Cameroun, et le quatrième au Nigeria en 2008. 

JRB

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