Les chefs coutumiers disposés à accompagner les institutions

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L’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo (Anatc) a donné de la voix face aux enjeux politiques actuels. Son secrétaire général, le grand chef coutumier Mfumu Difima a réaffirmé samedi devant les médias en sa résidence de Masikita, l’engagement de ses pairs à accompagner les institutions de la république issues des élections de novembre 2011.

Il a salué les efforts des uns et des autres à avoir concouru à l’organisation des scrutins mais tancé en même temps ceux qui, à ses yeux, ont superbement joué le beau rôle de trouble-fête.
Il a rappelé que le Congo a ses règles couchées dans la Constitution auxquelles tout le monde devra être soumis, en référence aux institutions classiques. De quoi se mêlent donc les chefs coutumiers ? A cette interrogation, le grand chef Mfumu a précisé que comme partenaire de l’exécutif, du législatif et du judiciaire, le pouvoir coutumier a aussi droit à porter son regard sur la cité.

C’est à ce titre, a-t-il poursuivi, que l’Anatc avise sur toute question d’intérêt national et reconnaît qu’en l’espèce, le pouvoir judiciaire a su jouer et joue son rôle. « A l’exemple de la Cour suprême de justice qui dit le droit pendant la période consacrée au contentieux électoral ». Si la défunte Cei de Malu Malu ne savait rendre compte à personne, le Ceni, cependant, répond devant l’Assemblée nationale, garantissant ainsi le contrôle d’une gouvernance, ajoute l’interlocuteur de la presse.

L’Anatc est-elle preneuse d’un ou des postes au sein de l’exécutif à mettre en place sous peu ? Mfumu a tenu à préciser qu’au sein de l’institution, les ambitions sont bien à revendre ,assurant que les membres peuvent s’acclimater avec n’importe quel poste de responsabilité dans l’intérêt du plus grand nombre. « Mais la prérogative revient au Chef de l’Etat », a tenu à préciser le jeune SG de l’Anatc qui a estimé que l’Anatc pourrait être dans son élément naturel dans les postes qui ont un encrage direct sur la gestion de la cité, comme l’Intérieur auquel on pourrait joindre les affaires coutumières. Parce que, a-t-il rappelé, la constitution reconnaît en son article 207, la place de l’autorité traditionnelle et dont l’organisation et le mode de fonctionnement devront être consacrés par une loi particulière, comptée par les arriérés législatifs, mais bientôt en discussion au parlement.

Au sujet du boycott par l’Udps des travaux de l’Assemblée nationale, Mfumu a appelé les sociétaires du parti de la 10ème rue prendre le chemin de l’hémicycle « pour ne pas prêter le flanc à ceux qui veulent isoler le parti des grands enjeux ». Il a souligné reconnaître à l’Udps sa place de première force de l’opposition à l’Assemblée nationale et donc, capable d’influencer, à l’en croire, certaines décisions.

 Tshieke Bukasa

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