Les balayeurs de l’Hôtel de ville réclament 1.002.330 Usd à Kimbuta

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L’ancien Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta Yango, est mis au banc des accusés par les 305 personnes recrutées pour travailler dans les 61 stations de Transfert (décharge publique) de Kinshasa.  Aujourd’hui, regroupées au sein du Collectif des TT (Tous Travaux de Stations de Kinshasa), ils lui réclament la somme de 1.002.330 dollars américains, représentant 21 mois d’arriérés de salaires impayés, de décembre 2015 à décembre 2017. 

Dans leur correspondance, référencée numéro : CTT/02/02/2019 du 02/03/2019, adressée au ministre provincial des Finances, Economie, Commerce, et IPMEA, ce Collectif réclame la même somme au financier du Gouvernement provincial, gestionnaire des fonds mis à sa disposition par le Gouvernement central. 

Déterminés à récupérer leur dû par le truchement du ministre provincial des Finances, ces agents ont fait le sit-in hier jeudi 28 mars 2019 devant l’Hôtel de Ville de Kinshasa.  Sur la banderole déployée pour la circonstance, on pouvait lire : « Nous, agents des Stations de transfert (FULU), réclamons nos 21 mois de salaires » (détournés par l’Hôtel de ville).

            A les en croire, après la fin du contrat avec l’Union Européenne , sous la bannière de PARAU, ils avaient été recrutés par l’Hôtel de ville, en date du 1er décembre 2015, afin de travailler dans les 61 stations de transfert de Kinshasa. Sur les 25 mois prestés, ils n’avaient été payés que de janvier à avril 2016, soit 4 mois. Et, beaucoup de leurs collègues ne sont plus en vie, pour s’être exposés pendant longtemps à des maladies, sans l’assistance de l’Hôtel de ville. Pour les contourner, rapportent-ils, l’Hôtel de ville avait dissous délibérément la Régie d’Assainissement et des Travaux Publics de Kinshasa (R.A.T.P.K), en créant toujours au même mois de décembre 2017, la Régie d’Assainissement de Kinshasa (RASKIN) pour des raisons inavouées. Au lieu de maintenir le même personnel, l’Hôtel de ville a préféré recruter de nouvelles unités pour accomplir la même tâche que les ex-agents.

            Pour Justin Koto Wangowe, président de la délégation syndicale, le Collectif va utiliser tous les moyens de droit pour récupérer cet argent, qui est le fruit de leur dur labeur. Avant d’ajouter qu’ils n’ont toujours pas été reçus par l’autorité de la ville jusqu’au moment où la presse était encore à l’Hôtel de ville. En clair, ces 305 agents sont toujours à la recherche de l’ancien locataire de l’Hôtel de ville qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Jean-René Ekofo

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