Les avocats de John Tshibangu pour son évacuation sanitaire

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Poursuivi par la justice militaire pour participation à un mouvement insurrectionnel, désertion à l’étranger et violation des consignes, le colonel John Tshibangu, en détention préventive à la Prison militaire de Ndolo depuis plus de 5 ans, affiche un état de santé fort préoccupant. C’est ce qu’ont indiqué ses avocats, Me Norbert Tricaud, venu de Paris, et Benoît Kabengele, lors d’une conférence de presse co-animée le samedi 30 novembre 2019 dans la salle Charisma, sur la 1ère Rue, dans la commune de Limeté.

Pour ce faire, ils ont sollicité la liberté provisoire pour leur client, du fait qu’il y a déjà un avis favorable du parquet militaire, invité la justice militaire à se prononcer rapidement et favorablement. A les en croire, sa prise en charge médicale s’avère urgente, car il a des complications rénales, herniaires et ophtalmologiques. 

            Le collectif des avocats du Colonel John Tshibangu ne s’explique pas que leur client moisisse encore dans les geôles de Ndolo, alors qu’une autorisation de sortie, n°158/DAPM/PRIMIL. NDOLO/2019, pour lui permettre de se faire soigner, avait été signée le 1er novembre 2019 par le responsable de ce centre pénitentiaire. Compte tenu de la précarité de l’état de santé du colonel John Tshibangu, de surcroît officier supérieur des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), ses avocats demandent aux hautes autorités du pays de se pencher sérieusement sur son dossier médical, de manière à éviter l’irréparable, qui ne devrait pas tarder à se produire en cas de tergiversation.

            Me Norbert Tricaud a rappelé que le collectif des avocats du prévenu avait déposé auprès du parquet militaire leur requête demandant sa mise en liberté, laquelle devrait être examinée le 7 novembre 2019 dans une chambre spéciale de la Cour militaire de Kinshasa/Ndolo. Il a soutenu qu’à cette date, les membres de la composition étaient présents, excepté le président de la Chambre spéciale qui s’était fait porter malade. C’est seulement le vendredi 22 novembre 2019 qu’avait finalement eu lieu l’examen de la demande de libération provisoire.

            Rappelant que le code pénal congolais impose, en son article 45, que dans les 48 heures, soit traitée la demande et fixée une ordonnance prononçant la décision en délibéré, rien n’était fait le mardi 26 novembre 2019. Et de marteler que le mercredi 27 novembre 2019, il s’était présenté auprès du 1er Président de la Haute Cour militaire pour signaler le cas. Ce dernier leur avait fait croire qu’il n’était pas au courant de la situation médicale du Colonel John Tshibangu.

             A l’issue de la conférence de presse, ses avocats ont réitéré leur requête portant sur son évacuation sanitaire urgente, et que d’ici ce mardi 3 décembre 2019, soit prononcée l’ordonnance de sa mise en liberté provisoire. Jean-René Ekofo

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