Les acteurs sociaux en concertation pour des propositions concrètes

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Les animateurs des organisations de la société civile sont en concertation depuis le mardi 1er mars 2011 au Cepas.  La raison de leur présence au Centre d’Etudes pour l’Action Sociale est de  formuler et proposer de manière concertée des réformes électorales  utiles  à la consolidation  du processus démocratique  en RDC. Mais aussi de mettre en place une dynamique pour la mise en œuvre d’un plaidoyer efficace pour ces réformes. Cette activité est parrainée par l’Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique « EISA ».

 Le mot de circonstance a été lu par Jean Baptiste Ndundu, secrétaire exécutif a.i  du Réseau d’Organisation des Droits de l’Homme et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne « RODHECIC »  et point focal du team leader « Elections et parlement ».

D’entrée de jeu, il s’est attardé sur certains faits saillants qui ont eu lieu ces dernières années et se rapportent à la problématique des élections. Notamment, le référendum de décembre 2005, l’installation des institutions prévues dans la Constitution de 2006, la publication du calendrier du processus électoral par la CEI, la désignation des membres de la CENI…
L’amendement de la Constitution du 20 janvier 2011  annonce déjà une nouvelle loi électorale, expression d’un nouveau système électoral, a-t-il souligné.
 La rapidité de la révision constitutionnelle n’a pas permis un débat profond de société  et une contribution des acteurs sociaux.
 Pour corriger cette entorse au respect des valeurs démocratiques et éviter d’être pris à nouveau de court, la société civile doit savoir  anticiper en ce qui concerne  les réformes électorales et participer au débat  sur la prochaine révision de la loi électorale, a indiqué Jean- Baptiste Ndundu.
 Le point focal a énuméré les points ou sujets relatifs aux élections pouvant être revisités et auxquels les acteurs sociaux doivent réfléchir  sérieusement.
 Il s’agit du cadre législatif du processus électoral, du système électoral, des circonscriptions électorales et de l’inscription des électeurs, de l’éducation de l’électorat  et des partis politiques, de la gestion des médias  en période électorale….
 En conclusion, la société civile doit prendre la mesure des enjeux et défis que pose le processus électoral 2010-2013 pour la poursuite du processus démocratique et l’organisation régulière des élections en RDC.
 Appelée à être la gardienne de la démocratie, la société civile doit se faire l’écho des préoccupations de la majorité de la population, travailler en synergie…., a ajouté JB Ndundu.

Marquage à la culotte

 En raison de l’absence au Cepas de la présidente du Cadre de concertation de la société civile Chantal Kanymbo, Ferdinand Mafolo qui en est le vice-président ,  a  pris la parole   pour dire que ce cadre existe depuis 2009. Il  regroupe toutes les tendances de la société civile, a-t-il souligné.
 En somme, les acteurs sociaux, toutes tendances confondues, ont l’obligation morale d’élaborer des politiques de développement. 
 Les acteurs sociaux, a-t-il fait remarquer, travaillent en groupes thématiques. En venant au Cepas, c’est pour cogiter pendant deux jours sur les points relatifs au thème  «  Elections et parlement »
Le numéro 2 du cadre de la concertation de la société civile a ajouté  qu’ils vont être amenés à se poser les questions suivantes
– Le calendrier électoral sera –t-il respecté ?
– Les organes de la CENI répondent –ils aux réalités de l’heure ?
 Pistes de proposition des réformes électorales pour consolider le processus électoral,  Systèmes électoraux, Eléments de plaidoyer en faveur du genre  dans la loi sont les intitulés des exposés retenus pour cette activité.  Ils seront débattus par  le prof Jean Louis Esambo, Me Alex Mutombo, Adine Omokoko  Des travaux en atelier sont également au programme.
                               Jean- Pierre Nkutu.

 

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