Les acteurs sociaux en atelier sur le budget citoyen 2011

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A l’initiative du Réseau des Organisations Partenaires de l’Ifes « Ropi », qui d’ici peu deviendra le Réseau Gouvernance Economique et Démocratie « REGED » et du PNUD, il se tient depuis ce jeudi 25 novembre 2010  au centre Béthanie un atelier de production du budget citoyen 2010. Destiné aux acteurs sociaux qui, a-t-on constaté, proviennent de plusieurs coins du pays, cet atelier prend fin ce samedi 27 novembre 2010. Rendre le budget de l’Etat compréhensible, transparent, participatif, accessible à tous est l’idéal poursuivi par les organisateurs de ces assises. 

             Le budget citoyen, sa place, son importance dans la redevabilité, comment lire et comprendre le budget, la connaissance des termes usités… sont les communications retenues pendant les trois jours de l’atelier. Et  sont débattues par le  coordonnateur national du Ropi, le bishop Djamba, le secrétaire national du Seracob, Georges Tshonza, et  le chef de division à la direction de préparation et de suivi du budget au ministère en la matière, José Michel Puati,  Les exposés sont suivis des travaux en ateliers.

Le troisième jour des travaux sera consacré au travail de mise en commun, et de la présentation de la mouture d’essai préalablement passée à la critique.

Revenons à la journée d’hier pour dire qu’elle a dominée par les allocutions du délégué du PNUD au centre Béthanie Jean- Claude Kessous, du  vice président du comité de suivi du symposium de la société civile Ferdinand Mafolo et de  quelques exposés.

            Prenant le premier la parole, Jean Claude Kessous a salué la collaboration entre la société civile et le PNUD. Il n’a pas non plus caché sa joie de voir de nombreux représentants de différentes institutions et services de l’Etat prendre part à cet atelier. «  Les leçons dégagées des expériences menées ailleurs attestent qu’une collaboration plus étroite   entre les acteurs sociaux et les politiques favorise l’appropriation des politiques par la population et le succès de la mise en œuvre de ces dernières », a-t-il ajouté.

            La  société civile est donc appelée à jouer un rôle important dans cette nouvelle dynamique censée permettre une grande  lisibilité et un meilleur suivi de la gestion des deniers publics par la population, a souligné Jean Claude Kessous. Le PNUD va continuer d’accompagner la société civile en ce  qui concerne  des actions tendant à améliorer la transparence et la gestion de la res publica. 

Une obligation  civique comportant des risques 

            Pour sa part, Ferdinand Mafolo s’est attardé sur le concept de la société civile, la lutte menée par certains acteurs sociaux pendant l’époque coloniale, la deuxième république…, la présence des acteurs sociaux aux différents rendez-vous politiques, le soucis des organisations de la société civile de se professionnaliser…

Appelé à plancher sur l’importance du budget citoyen, le bishop Djamba a d’abord défini la transparence.  En somme, c’est le fait que l’autorité publique compétente fasse pleinement connaître aux citoyens en temps opportun et de façon systématique et régulière l’ensemble des informations budgétaires.

Le budget citoyen se définit  comme le condensé du budget annuel tel qu’il est présenté au parlement ou tel qu’il est publié mais dans un langage simple de manière à être comprise par les populations.

            Ce document technique doit être objectif et est censé être confectionné par le gouvernement. En outre, il doit respecter les standards de qualité de l’information budgétaire, à savoir, la fiabilité, le caractère opportun….

            Quant au contenu, on doit épingler les perspectives macro économiques et fiscales, un noyau commun d’informations lié au contexte budgétaire du pays, l’inclusion des résumés des prévisions des dépenses pluriannuelles, les explications relatives au financement du budget, la présentation de risques fiscaux….

            Le citoyen étant une personne appelée à participer consciencieusement aux différents aspects de la vie sociale,a l’obligation d’avoir des informations sur le budget de son pays.

Répondant aux questions sur les  dispositions à prendre en cas de rétention de l’information, les stratégies à appliquer pour se procurer des données ou encore plusieurs autres préoccupations en rapport avec son exposé, le coordonnateur du Ropi a dit avoir bravé la peur pour expliquer  clairement aux gouvernants qu’ils ont intérêt à se défaire de la langue du bois sur ce problème. Sous d’autres cieux, des personnes qui ont osé « défier » les autorités sur ce point ont été jeté en prison. Il a néanmoins loué l’actuel Premier Ministre qui a joué franc jeu sur ce problème. Et d’indiquer que le ministère du budget, à travers son site,  met à la disposition du public des informations en la matière. 

Jean- Pierre Nkutu

 

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