L’Envoyée du Royaume Uni dans les Grands Lacs  inquiète : «Il y a un risque que les gains économiques et sociaux puissent être compromis si la Constitution n’est pas respectée»

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fbdb7047dc6bcc759de75238fa4598b6Au terme de sa visite de travail en RDC le week-end passé, l’Envoyée Spéciale du Royaume Uni pour les Grands Lacs, Danae Dholakia, était face aux médias le vendredi 13  mai 2016 pour retracer à leur intention  les grandes lignes de son séjour de deux jours dans notre pays. Cadre de ces échanges : la  concession de la chancellerie britannique à Kinshasa.

En diplomate chevronnée, Danae Dholakia qui avait à ses côtés l’ambassadeur du Royaume Uni en RDC a commencé par rappeler aux médias la longue amitié qui lie Londres à Kinshasa, des avancées réalisées par notre pays ces dernières années, mais aussi des signaux négatifs qu’on enregistre ces derniers mois.

A la question qui se rapporte au récent arrêt de la Cour Constitutionnelle de la RDC sur la requête d’une frange des députés congolais en ce qui concerne l’article 70 de la Constitution, elle a précisé que n’étant pas juriste, elle refuse de donner son avis sur cette décision. Néanmoins, des juristes appelés à s’expliquer sur ce point lui  ont fait savoir  que leurs collègues de la Haute Cour congolaise n’ont pas été neutres dans l’interprétation dudit article.

Un confrère qui voulait avoir des précisions sur des bruits relatifs aux  sanctions ciblées qu’on pourrait  infliger à la RDC, s’est entendu dire  que Londres étudie ce dossier avec ses collègues  de l’Union Européenne. Et qu’on observe de très peu l’évolution de la situation en RDC ( marge de manœuvre de l’opposition par exemple, le recours à la violence). Ce n’est qu’après un long marquage à la culotte des gouvernants congolais qu’une option pourrait être levée, a-t-elle indiqué.

En RDC, a-t-elle précisé, les choses s’étaient nettement améliorées ces dernières années et le mouvement inverse a commencé il y a de cela quelques mois. Dans la foulée, elle a fait état de son voyage en Tanzanie cette semaine pour soutenir le président de ce pays qui s’est impliqué dans la recherche d’une solution africaine pour le retour d’une paix véritable au  Burundi. Elle a réitéré sa foi de voir les choses se passer bien dans notre pays  comme cela a été le cas, il n’y a pas longtemps. C’est dans ce sens qu’elle a invité les Congolais à s’impliquer  dans le dialogue et éviter que la situation ne s’empire.

Jean-Pierre Nkutu

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