L’enseignement en RDC : nouvel état des lieux

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Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba, a ouvert hier, jeudi 23 août 2012, à l’Institut Lisanga, à la Gombe, les travaux de la Commission nationale de la Promotion scolaire 2012 qui doivent durer trois jours (du 23 au 25 août 2012). Pratiquement toutes les autorités tant nationales que provinciales ayant en charge la gestion quotidienne du sous secteur de l’Epsp étaient présentes au lancement de ces  travaux. S’adressant à ses invités et aux participants, le ministre de l’Epsp a souligné l’importance que revêt l’Education dans la vision actuelle du Président de la République, Joseph Kabila, qui en a fait son cheval de bataille.

Citant le chef de l’Etat, le ministre a dit que l’Education est un « véritable pacte pour l’avenir de notre pays. Le projet de la Révolution de la Modernité vise à faire de la RDC un pool d’intelligence et de savoir-faire, un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne ».

    S’agissant du secteur spécifique de l’Education nationale, le ministre rappelle que pour le président de la République, « le quinquennat sera narqué par une forte réduction de l’analphabétisme». Maker Mwangu s’est ensuite penché sur le travail des participants qui doivent, a-t-il dit, apprendre à travailler pour implanter progressivement un système éducatif nouveau et à bien le faire  fonctionner. Pour lui, cela revient à dire qu’il faut concevoir, réfléchir, agir, se comporter et gérer autrement jusqu’à gagner le pari des objectifs de la réforme éducative. En fait, il a fixé les résultats que doivent atteindre les présentes assises de Promotion scolaire nationale en demandant aux participants de présenter l’état des lieux et d’évaluer les actions  entreprises en rapport avec les trois objectifs majeurs de la Stratégie de reconstruction et de développement de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, à savoir : l’accès à l’éducation de tous les enfants en âge de scolarisation ; la qualité et la pertinence de la formation des élèves à l’école et la bonne gouvernance du système éducatif. En outre, il a recommandé que ces assises précisent un cadre de concertation à tous les niveaux (central, provincial et local) à mettre en œuvre de manière effective ; cadre nécessaire pour assurer l’unité, la cohésion et la cohérence des actions ainsi que l’efficacité des interventions. Toujours dans ce cadre des résultats à obtenir, il a exigé que les participants proposent des pistes appropriées de solutions au regard des problèmes posés sur terrain.

Examen des forces et faiblesses du système éducatif

    Avant que le ministre ne s’exprime, le Secrétaire général à l’EPSP, Dieudonné Lufunisabo Bundoki, a planté le décor de ces assises. Il a précisé que la réglementation scolaire prévoit, entre autres, l’organisation, chaque année en provinces, des travaux de «Promotion scolaire» au cours desquels les différentes parties prenantes passent en revue tous les problèmes liés à la gestion et au développement du système éducatif dans leurs juridictions respectives. Cet exercice offre, a-t-il dit, à chaque entité provinciale l’opportunité de faire l’état de son appareil scolaire sur base de ses forces et de ses faiblesses. Les pistes de solution pour faire face aux problèmes identifiés sont aussi proposées à cette occasion. Dans ce cas, il est prévu de tenir tous  les cinq ans la Commission  nationale de Promotion scolaire, regroupant les responsables centraux et provinciaux du ministère du l’EPSP ainsi que les différents partenaires éducatifs. L’objectif poursuivi, a-t-il souligné, est d’évaluer le niveau d’exécution et du suivi des mesures édictées par le ministère durant  les cinq dernières années, avec en filigrane les orientations à donner pour l’avenir.


SAKAZ
    

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