«Le racisme est inacceptable, nous devons faire mieux»

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George Floyd a perdu la vie cette semaine entre les mains d’un policier qui était censé le servir et le protéger, indépendamment de sa race. Le système a échoué à protéger l’un de nos citoyens, comme il l’a trop souvent fait à l’égard de tant d’Afro-Américains. Je partage votre peine, je partage votre colère, je partage votre indignation concernant cette mort et je partage votre désir de justice.

Le préambule de la Constitution des États-Unis appelle les Américains à se rassembler “pour former une union plus parfaite”. Ceci est la reconnaissance intrinsèque du fait que la démocratie n’est pas un état statique mais un processus continu. Quand nous, en tant qu’Américains, dévions des idéaux de liberté et d’égalité qui ont fondé notre nation, nous devons nous engager dans le processus difficile, ouvert et franc consistant à identifier nos failles, à corriger notre trajectoire et à nous engager réellement à incarner l’intégrité et la décence de ces idéaux. Nous nous trouvons dans cette situation aujourd’hui.

         Les actes odieux qui ont ôté la vie de M. Floyd et les policiers qui les ont commis font l’objet d’un examen par le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Etat concerné aux États-Unis. L’un des policiers a été arrêté et est accusé de meurtre. Toutefois, la vraie justice ne peut être rendue que si tous les gouvernements respectent les droits de l’homme de tous les citoyens, indépendamment de la race, de la religion, du genre ou de l’orientation sexuelle. Nous avons tous la responsabilité de faire notre part, de parler franchement et d’agir pour entraîner un changement positif – pacifiquement et par des moyens democratiques; c’est à ce prix seul que le monde peut devenir meilleur. Comme le leader des droits civiques Martin Luther King, Jr l’a écrit de sa cellule dans une prison de Birmingham , après s’être fait arrêter pour avoir conduit une manifestation pacifique, “une injustice où qu’elle soit menace la justice partout…Tout ce qui affecte quelqu’un directement, affecte tout le monde indirectement».

         Merci à tous ceux qui ont exprimé des paroles de soutien pendant ces temps difficiles pour les États-Unis. J’interprète vos tweets et vos commentaires comme étant l’expression de l’attention que vous portez envers le peuple américain. C’est mû par le même esprit de soin et d’affection envers le peuple congolais que je parle franchement des problèmes de la RDC – la corruption, les violations des droits de l’homme, l’impunité, l’inégalité des genres et les déficits affectant le processus démocratique. Aujourd’hui, alors que je reconnais le défi racial sérieux que les États-Unis doivent surmonter, j’entends aussi les voix des innombrables congolais qui aspirent à l’opportunité de pouvoir mener de meilleures vies et à voir la RDC réaliser son plein potentiel. Comme le président Tshisekedi l’a déclaré, la RDC est un pays riche qui a été piètrement gouverné.

         C’est le sentiment qui sous-tend le Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité conclu par les États-Unis et la RDC. En avril 2019, nous avons forgé un partenariat avec votre nouveau leader, le président Tshisekedi, qui a promis d’instaurer le changement et de s’attaquer aux maux qui affectent le Congo depuis des générations. Les États-Unis investissent dans la RDC, parce que nous croyons en son peuple et en son droit de vivre en paix, en bonne santé avec des opportunités économiques et dans une démocratie où la justice règne.

         Alors que nous nous efforçons de parfaire notre démocratie américaine et d’atteindre nos idéaux, nous continuerons de rechercher le même engagement de la part de nos amis et de nos partenaires dans le monde entier. Nous avons chacun la responsabilité de faire notre part. En dénonçant bien sûr le mal, mais en nous engageant aussi à le changer pour le mieux. Chacun d’entre nous peut changer les choses pour le bien d’autrui. J’espère continuer cette conversation, respectueusement, soit sur Twitter @USAmbDRC, virtuellement à l’ère du Covid-19, ou en fin de compte en personne quand nous aurons vaincu cette nouvelle pandémie.

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