Le PPRD gagne son pari au Bas-Congo

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Infatigable pèlerin  qui a pris le pari de sillonner toute la République au cours d’une tournée qui dure bientôt depuis trois mois ,  Evariste Boshab, Secrétaire général du Pprd a séjourné pendant deux jours, du 18 au 19 mars 2011, dans la ville portuaire de Matadi, dans la province du Bas-Congo, où il a présidé les travaux des assises du deuxième colloque de ce parti en préparation du prochain congrès du parti qui va se tenir à Kinshasa le mois prochain.
  But principal assigné à ces travaux par les instances du Pprd, réarmement moral de cadres et militants  de tous les districts et territoires de la province   du Bas-Congo afin de battre le rappel des troupes en ce moment où les élections générales de 2011 sont de plus en plus une réalité avec  la mise en place effective de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en vue de  permettre à ce regroupement politique  de préparer sa propre carte électorale.
 Mais aussi pour mettre en place des stratégies gagnantes.  Cela,  afin de faire élire Joseph Kabila,  le candidat de ce parti lors de ce scrutin avec un score honorable et pour lui conféré une majorité confortable pour lui permettre de continuer ses reformes de l’appareil de l’Etat et la modernisation de la Rd Congo entamée sous le label de cinq chantiers.

 

Antivaleurs dehors

 Devant les participants venus de partout avec soif d’écouter l’évangéliste Boshab,  dépositaire de la gestion du parti au quotidien, dans son  mot d’ouverture d’un colloque qu’il a lui-même qualifié de « colloque de la renaissance » pour laver les linges sales en famille, le Secrétaire général du Pprd a recommandé  aux cadres et aux militants  de s’approprier comme un seul homme les reformes entreprises  par Joseph Kabila à tous points de vue. Pour se faire, très applaudi, Evariste Boshab a fustigé en toute franchise tous les dysfonctionnements au sein de cette fédération qui empêchent le Pprd de travailler avec efficacité. 
 Ces antivaleurs sont notamment,  selon le Secrétaire général du Pprd l’utilisation du parti par certains cadres et militants pour défendre de  intérêts personnels et égoïstes, les coups-bas, la mauvaise gestion de ressources financières et humaines mises à leurs disposition ce qui dessert le parti et le fragilise. C’est ainsi qu’il a vivement souhaité l’émergence d’un nouveau leadership pour les élections de 2011 pour permettre à la base d’opérer un choix utile sur des hommes et des femmes qui vont réellement travailler pour la promotion du parti.  Dans la même lancée, tout en condamnant avec fermeté  le parachutage des candidats,  Evariste Boshab a enfoncé le clou pour  encourager  les candidatures féminines à part égale à tous les niveaux. Car, a-t-il ajouté  avec fierté, la parité inscrite dans la constitution est l’œuvre du Pprd.
 Par ailleurs,  dans son discours de  clôture,constatant qu’il a été écouté au regard de la qualité de recommandations et du travail abattu, l’envoyé spécial de Joseph Kabila a  félicité d’entrée de jeu l’implication,  la détermination et l’engagement des participants pour faire  triompher Joseph Kabila avec un score qu’ils ont qualifié eux-mêmes de « score à la soviétique » afin de faire taire les oiseaux de mauvais augure et lui apporter une majorité confortable au parlement pour gouverner. Et pour y arriver, Evariste Boshab a articulé son propos autour de  trois mots qui sont d’après son entendement  la clé de la réussite de ce défi à relever.
 Ces maitres mots sont entre autres l’unité, la promotion des valeurs morales et la promotion de l’esprit de sacrifice. De l’unité, le Secrétaire général du Pprd a fait savoir que celle-ci reposait sur la discipline au respect de consignes et mots d’ordre édictés par les instances du parti pour favoriser une bonne organisation interne afin de promouvoir l’intérêt général. Cependant, Evariste a mis en garde pour affirmer que cette obéissance ne devrait pas se faire de manière aveugle. Elle doit au contraire être une obéissance de quelqu’un qui sait discerner et donner les orientations du parti.  

Pprd ratisse large

 Preuve de cette unité et de ce souci de rassembler  le Sénateur Jacques Mbadu et Justin Mananga Mampolo font désormais parti des enfants du Pprd. A l’issue de ces travaux, ces deux nouveaux adhérents  ont été présentés aux participants. Concernant la promotion de valeurs morales, Evariste Boshab a appelé les cadres et  militants du Pprd  à  bannir les injustices de toutes sortes afin de bâtir une base solide  du Pprd à travers une justice distributive de ressources qui ne doit pas se faire au détriment de l’intérêt général du Parti. Parmi ces antivaleurs, Evariste Boshab a épinglé l’ingratitude de certains cadres et militants qui refusent  de verser leurs cotisations alors que c’est le parti qui les a promus. Le parti attend leur apports pour sa visibilité et pour  son renforcement de manière permanente. De l’esprit de sacrifice, Evariste Boshab a invité tous les cadres et militants du parti à l’oubli de soi à travers les choix qu’ils sont appelés à opérer pour le profil du « bon cheval de bataille » capable de gagner la course.
 Selon l’adage «  qui veut aller loin ménage sa monture », le Secrétaire général du Pprd a doté tous les dix territoires que compte le Bas-Congo pour l’action de son parti d’une moto, don d’un fils du terroir membre du Pprd. Hôte du Pprd, Mbashi Batshia, gouverneur du Bas-Congo a lui aussi offert dix  motos au Pprd et promis de doter le parti d’un immeuble de deux étages qui lui servira de siège fédéral,  dont l’inauguration intervient  au mois d’avril 2011.
 Enfin, ce colloque s’est achevé par une déclaration politique de participants  condamnant  toute tentative de prise illégale du pouvoir par la force pour renverser les institutions démocratiquement constituées, notamment les événement du 27 février de cette année qui ont visé la personne du chef de l’Etat mais aussi ceux du 4 janvier dans le Bas-Fleuve.
 Signalons que l’occasion faisant le larron, en sa double casquette de président de la chambre basse du parlement et de spécialiste chevronne du droit, Evariste était parmi les intervenant pour expliquer le bien-fondé de la dernière loi portant la  révision de certaines dispositions   constitutionnelles. Très à l’aise et  habitué en la matière, Evariste Boshab a fondé son exposé sur deux axes afin de fourbir les armes de militants et cadres face à cette question qui a tant divisé.  En premier, la constitution ayant prévu elle-même les mécanismes de sa révision, ceux-ci ont permis de l’adapter  pour répondre aux problèmes de la gestion au quotidien de l’Etat. Tandis qu’en second lieu, la révision de l’article 71, en ce qui concerne le passage de deux à un tour pour les élections présidentielles relevait de la responsabilité de la majorité et d’une vision politique claire. Pour lui,  il n’était pas question d’engager des dépenses faramineuses pour un scrutin pour lequel  on peut faire des économies et affecté la différence aux projets de développement dont le pays a grandement besoin.

A.Vungbo, envoyé spécial à Matadi

 

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