Le ministre Bahati : «Nous allons placer la formation professionnelle au cœur de la croissance de la RDC !»

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L’enseignement technique et la formation professionnelle appelés à fournir à l’industrie congolaise, la main-d’œuvre qualifiée de bonne qualité, sera placée au cœur de la croissance de la RDC, tel est le premier de ses vœux que le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Modeste Bahati Lukwebo a exprimé hier, lors de la 1ère réunion de haut niveau de la Commission interministérielle de l’enseignement technique et de la formation professionnelle qu’il a présidée et à laquelle ont assisté ses collègues membres du gouvernement Matata Ponyo, Maker Mwangu de l’EPSP, Banza Mukalayi Sungu de la Jeunesse, des Sports, de la Culture et des Arts, Bonaventure Chelo Lotsima de l’ESURS, Geneviève Inagosi du Genre, Famille et Enfant. Leur collègue des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale en mission, s’est fait représenter par un de ses collaborateurs.

 Déclinant ses préoccupations dans ce domaine, Modeste Bahati estime que pour mieux lutter contre le chômage et la pauvreté, il faut former et former une main-d’œuvre qualifiée de qualité, disponible et pouvant répondre aux besoins de l’emploi. Pour ce faire, le temps des discours est révolu. Le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale veut que des actions palpables succèdent les discours. Aussi a-t-il invité les membres de chaque sous-commission à préparer les principales recommandations à soumettre au gouvernement, en termes d’évaluation ! C’est ces points qu’il entend débattre au niveau du groupe thématique de l’exécutif, avant que le Conseil des ministres n’en inscrive les points importants à son ordre du jour.


 En compulsant la documentation lui transmise, Modeste Bahati a apprécié le travail de qualité, tel que l’annuaire de l’ETFP,  produit par les experts de différents partenaires, notamment ceux du Projet d’appui à l’enseignement technique et la formation professionnelle, représenté dans la salle, par Désiré Nkoy, coordinateur adjoint remplaçant le coordinateur Joël Leroy en déplacement à l’étranger, de l’Association pour la formation à l’étranger ( APEFE), du Centre Wallonie-Bruxelles, de l’Agence belge de développement, de la Coopération technique belge. Il en a profité pour saluer les délégués de la Fédération des entreprises du Congo, qui représente les consommateurs de cette main-d’œuvre formée par les structures d’enseignement technique et de la formation professionnelle des secteurs formel, informel, non formel et industriel. Le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale n’a pas manqué de rappeler que sa commission, en tant que cadre de concertation créé le 22 avril 2008, veut faire de la formation technique et professionnelle, un levier important dans la politique de développement socio-économique de notre pays, tel que contenu dans le Document de stratégie de croissance de réduction de la pauvreté ( DSCRP). Et d’ajouter que le programme d’action de l’exécutif a prévu des actions ambitieuses pour améliorer l’offre actuel d’enseignement technique et professionnel dans l’ensemble des secteurs où nous avons constaté avec regret, qu’ils ne permettent pas aux apprenants de bénéficier d’une formation de qualité pour assurer leur intégration aisée dans la vie professionnelle.
 Dans son rapport synthèse, le secrétaire permanent de la commission, Michel Sangaso a fait un bref état de lieux de cette structure qui est appelée à s’ouvrir à d’autres ministères, et qui a pour missions, de créer une synergie d’actions entre les ministères concernés, d’échanger les expériences entre les ministères et les institutions organisant l’enseignement technique et la formation professionnelle. A ce titre, elle peut aider le gouvernement à faire un plaidoyer auprès des partenaires pour une mobilisation accrue des ressources sectorielles en matière de l’ETFP. Et d’inciter à l’amélioration de la pédagogie, des programmes de formation et des systèmes d’évaluation en tenant compte des besoins de l’économie et de l’emploi.


Aux préoccupations internes à la base de la création de sa commission, Michel Sangaso a cité entre autres, l’éparpillement des efforts et des ressources au départ insuffisantes pour l’ETFP, le manque de cohérence dans la certification, le suivi des cursus et les évaluations, l’inadéquation entre les programmes de formation et les bassins d’emploi, et l’anachronisme des curricula par rapport à l’évolution technologique. Il y a aussi la duplication et le chevauchement des activités, le saupoudrage des apports des partenaires et le travail en vase clos et la divergence des visions. Le secrétaire permanent de la CIETFP s’est ensuite étendu sur les réalisations de sa structure, tout en reconnaissant que malgré des avancées significatives, l’enseignement technique et la formation professionnelle naviguent encore dans des incertitudes stratégiques qui ne garantissent pas la durabilité des réformes en cours, lesquelles exigent l’appui substantiel du gouvernement, de plusieurs opérateurs nationaux et internationaux.
 Il a tenu à souligner aussi que le développement d’une stratégie sous-sectorielle de l’ETFP répond à une nécessité, celle de doter le pays d’un outil de référence devant orienter les actions en ETFP, dans le souci de promouvoir la production de la main-d’œuvre qualifiée, répondant aux besoins du marché en perpétuelle concurrence et capable de s’auto-employer.
 Après la présentation des réalisations et des difficultés de chaque sous-commission par leurs animateurs, le ministre Modeste Bahati s’est réjoui du travail abattu et a exigé au secrétaire permanent d’apprêter des documents à soumettre au gouvernement.
 Signalons que les secrétaires généraux des ministères concernés ont également pris part à cette rencontre.              
 
   J.R.T.

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