Le festival Amani pour réconcilier les peuples des Grands Lacs

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youssouphaGoma et  Kigali vont vibrer à la fin de ce mois   au rythme du festival Amani

( paix en swahili) .  Site retenu : le stade  Mwanga et un dollar comme coût du billet.  Pendant trois jours

(30 août  au 1er septembre 2013, les festivaliers vont se régaler des prestations scéniques des artistes locaux et interprètes de renom comme Youssoufa, le fils de Tabu Ley, Lexxus Legal, Freddy Massamba et Pitcho Womba. Des danseurs traditionnels du Rwanda, du Burundi et de la RDC seront également de la partie. Un concert est prévu à Kigali  le 30 août 2013.  L’opérateur culturel belge  du nom d’Eric de Lamotte  est le promoteur dudit festival. Plusieurs entreprises de la place vont apporter leur appui aux organisateurs.

 Sensibiliser à la  paix au moyen de la musique  et par la même occasion tenter de  réconcilier les peuples des Grands Lacs  est l’objectif poursuivi par Eric de Lamotte  qui a retracé hier mercredi 21 août 2013 au  Centre Wallonie Bruxelles « CWB » devant les médias l’historique du festival et d’autres détails liés à cette « fête ». La vice- ministre de l’EPSP, Maguy Ruakabuba, était là.

Eric de Lamotte a fait savoir qu’il ne peut pas rester insensible au calvaire enduré par les gomatraciens. Il  a décidé d’accompagner les jeunes et Gomatraciens  fatigués  de la guerre.  Il a précisé que l’organisation attend 40.000 festivaliers.

Un appel international dûment signé par les festivaliers sera lancé aux décideurs politiques et autres personnes pour leur faire comprendre que la guerre a assez duré en RDC, a-t-il indiqué.

Ballon d’essai    

Eric de Lamotte  a signalé qu’au départ, il y a le Foyer Culturel de Goma, parrainé par le CWB et qui totalise trois ans d’existence. L’idée d’organiser ce festival a commencé à prendre corps en avril 2013.

            Le casting d’au moins 150 vedettes  en herbe  de la région des Grands Lacs  avec au finish la sélection de 7 artistes locaux  (2  Rwandais, 2 Burundais et 3 congolais) a eu lieu au Foyer de Goma.

            Le festival est apolitique et se fait sur une base volontaire,  a-t-il fait remarquer. Et d’ajouter que si cette première édition se passe très bien, il pourrait pérenniser l’événement.

            Il  a remercié sincèrement toutes les personnes morales et physiques qui lui ont apporté leur assistance.

Pourquoi n’avoir pas organisé des activités « festives » aussi en Ouganda et au Burundi ?

            Croyez-vous à la cessation des hostilités au Nord Est du pays après la fin du festival ?

Même dans une manifestation à caractère culturel, la politique n’y est pas absente. Cela n’est-il pas vrai ?

            Répondant aux préoccupations des médias, l’ancien banquier a fait observer qu’il compte travailler avec la Monusco et les forces congolaises de maintien de l’ordre. Il ne  s’attend pas à des miracles. Néanmoins il ne peut s’empêcher d’accompagner les Kivutiens à faire entendre leurs voix.

Il n’a pas exclu la possibilité d’organiser d’autres éditions dans d’autres pays des Grands Lacs.

            La déléguée du CWB à cette  activité, Annie Kabeya, a déclaré avoir séjourné au Kivu et vu des garçons en bas âge s’intéresser aux cours de chant, de percussion  et de danse donnés au Foyer de Goma.  Les Gomatraciens ne peuvent pas être déconnectés du monde extérieur et ont le droit de penser à autre chose. Après tout, cette guerre prendra fin un jour, a-t-elle déclaré.

Jean- Pierre Nkutu  

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