Le doyenné Saint François de Sales dans la rue

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Des chrétiens catholiques, curés, vicaires, religieux, religieuses et laïcs, ont convergé nombreux, hier mercredi 1er août, vers l’église Saint François de Sales. Ils avaient des chapelets, des rameaux, des petits tissus blancs ceinturant la tête, des croix, etc. Ils venaient de plusieurs paroisses. La première vague à atteindre cette église était constituée par des chrétiens venus  de Saint Albert, Saint Philippe et Saint Justin. Ayant quitté un peu plus tôt leurs paroisses, les chrétiens de Saint Philippe et Saint Justin ont rejoint ceux de Saint Albert au niveau du centre Nganda sur l’avenue Benseke.

 Sur une banderole ou l’on pouvait lire « Non à la balkanisation du Congo », et une septuagénaire tenait un papier à la main où il était écrit «Toboyi bitumba » (Nous refusons la guerre).  Ils ont cheminé ensemble en empruntant l’avenue Kasa-vubu, l’avenue Lukenie qui va de la maison Mbungu au stade Vélodrome, puis l’avenue Bangala et enfin Saint François de Sales.  
 La deuxième vague était composée des chrétiens de Saint Luc et Saint Léopold.  Les chrétiens de Saint Léopold ont d’abord pris l’avenue des Ecuries, ceux de Saint Luc l’avenue Nguma et la jonction entre les deux paroisses a eu lieu à l’entrée de l’avenue de l’OUA. Ils ont fait route ensemble pour emprunter ensuite l’avenue Komoriko et atteindre Saint François de Sales. Dans une banderole, on pouvait lire : « La RDC doit protéger ses frontières.


 La troisième et dernière vague était celle des paroisses Saint François de Sales, Saint Michel et Saint Charles Lwanga. Les chrétiens de Saint Charles Lwanga avaient quitté leur église et ont commencé la marche sur l’avenue Kasa-vubu au niveau de l’arrêt Pépinière.  Ils seront rejoints par ceux de saint Michel sur l’avenue Kasa-vubu. Ne devant pas rester dans leur paroisse sans marcher, les chrétiens de Saint François de Sales étaient partis de leur paroisse en prenant l’avenue Bangala, puis l’avenue Kisangani et sont sortis sur l’avenue Kasa-vubu à Bandal. Puis, ils ont remonté cette avenue jusqu’au niveau de l’arrêt Maison Mbungu où les attendaient les chrétiens de deux paroisses de Bandal.  Les trois paroisses ont continué leur marche sur l’avenue Kasa-vubu, pour prendre ensuite l’avenue OUA au niveau de Magasin Kintambo, enfin l’avenue Komoriko pour atteindre l’église Saint François de Sales. Sur une banderole on pouvait lire : « Nous voulons l’unité du pays, S.V.P. Non  à la balkanisation du Congo » ; ou encore : « Toboyi bakabola RDC. Non, Non, Non, » ; ou encore « Non à la balkanisation de la RDC. Non au pillage de nos ressources naturelles » ; ou encore : « Nous affirmons notre soutien aux sacrifices des soldats congolais pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC ». C’est cette troisième vague que l’on a identifié vu l’abbé Leonard Santedi, le secrétaire général de la CENCO, son adjoint l’abbé Donatien Nshole, etc. Avec lui, il y avait deux prêtres de l’archidiocèse de Brazzaville, un prêtre venu du Cameroun, un autre venu du diocèse de Popokabaka.
 C’est avec cette troisième vague que le chant « likambo ya mabele » (le problème de la terre) a été chanté. Ils disaient « Likambo ya mabele sanguma. Yo na ya yo, ngai na oyo ya ngai. Tokobundela nini ? » (Tu as ta terre, moi j’ai la mienne. Pourquoi devrons-nous battre ? »
Juste après l’arrivée de la troisième vague, les chrétiens ont été invités à entrer dans l’église pour suivre une prière présidée par le secrétaire général de la CENCO pour clôturer le triduum organisé par l’Eglise catholique.


Jean-René Bompolonga 

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