Le dossier «Chebeya » s’invite à l’Invest

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Sous l’impulsion du groupe « Lotus », Ong des droits de l’homme et de développement basée à Kisangani (Province Orientale), une Table-ronde entre les autorités publiques et les défenseurs des droits humains a été ouverte hier mercredi 25 mai 2011 à l’hôtel Invest. Objectif principal : renforcer un espace de dialogue entre les autorités et la Société civile afin de contribuer au changement de perception des autorités congolaises sur le rôle des défenseurs de droits de l’homme. Afin d’atteindre cet objectif, cette session connait la participation des divers invités, notamment des représentants du gouvernement, des forces de sécurité et de l’ordre, de la justice militaire et civile, ainsi que ceux des missions diplomatiques et organisations internationales.

A cet effet, Dismas Kitenge, président du groupe Lotus et vice-président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme(FIDH), a rappelé l’engagement pris par le ministre de la Justice, Luzolo Bambi, de faire voter une loi protégeant les défenseurs des droits humains. Cependant, initier une telle loi est une étape importante mais insuffisante car il faut encore de la volonté pour construire ensemble. D’où sa vive demande au ministre de construire ensemble en acceptant les partenaires des droits de l’homme au-delà de leurs critiques acerbes.

Et voici Chebeya…

Pour sa part, le ministre de la Justice et Droits humains a salué l’initiative de ces 3 journées de dialogue de manière à apaiser les rapports et de permettre de regarder dans la même direction.

Cependant, face à la préoccupation des journalistes de connaitre sa position sur les derniers développements du dossier «Chebeya » au moment où les parties civiles se sont désengagées du procès, Luzolo Bambi s’est abstenu de faire un commentaire tant sur les décisions de la Cour que sur celles des parties civiles. Toutefois, rappelle-t-il, depuis que ce triste événement est advenu, l’Exécutif national a mis en place un dispositif permettant au procès d’être le plus équitable possible. « Nous avons laissé organiser la justice qui a tenu 30 audiences et le caractère accusatoire de notre système… Beaucoup de choses avaient été dites lorsque l’affaire était encore en instance au niveau du parquet… parce que dans le système congolais qui est romano-germanique, l’instruction est secrète et c’est vrai qu’à ce stade là des gens avaient émis certaines inquiétudes. Mais en son temps, notre justice avait recouru à l’expertise indépendante comme l’avait demandé la partie civile, puis vint le début du procès à l’audience. Nous avons une procédure dont les critères de garantie d’un procès équitable sont : la publicité des débats, c’est-à-dire les débats ont été publics, l’oralité et surtout la contradiction. Nous avons, nous gouvernement, tout en respectant l’indépendance de la magistrature, voulu simplement nous rassurer que le procès était équitable.

Maintenant, quant à la décision que le tribunal va rendre, vous comprendrez bien que je suis ministre de la Justice et face à l’indépendance du pouvoir judiciaire, à ce stade il serait prématuré d’en dire plus…», a-t-il conclu.
Il faudrait noter que cette Table-ronde se clôture demain vendredi 27 mai, probablement avec l’adoption d’un projet de loi sur les défenseurs conforme aux instruments internationaux, ainsi que la mise en place des mécanismes de dialogue et d’alerte entre les autorités congolaises et la société civile.

Tshieke Bukasa

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