Le district de Tshangu, otage de la modernité !

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On le croyait terminé la semaine dernière. Malheureusement le calvaire des Kinois qui habitent le district de la Tshangu semble avoir la peau dure. Tout est perturbé au point que les retards aux lieux de service, aux rendez-vous, aux activités diverses ne comptent plus pour les habitants des communes de Masina, Ndjili, Kimbanseke, Nsele et Maluku.
Les désagréments créés par des ingénieurs chinois qui exécutent les travaux de modernisation du boulevard Lumumba, font qu’aucun secteur de la vie n’est épargné.

Travailleurs, élèves et étudiants, voyageurs, malades, marchands, débrouillards…, personne n’échappe au « pèlerinage » que les travaux de construction d’un collecteur imposent à quiconque. Ce qui fait que le retard devient normal pour les téméraires qui parviennent à traverser ce goulot d’étranglement après plusieurs heures de calvaire. Et l’absence est automatiquement justifiée pour ceux qui jettent l’éponge suite à la lassitude provoquée par une longue attente!

La situation reste la même pour les élèves et étudiants, qui, malheureusement en font parfois les frais lorsqu’il y a une interrogation ou un examen programmé dans l’avant-midi. Que dire des voyageurs tant des lignes intérieures que de l’extérieur et des malades dont le moindre retard peut non seulement causer un préjudice par rapport au programme de l’avion, mais également conduire au pire ? C’est encore le cas pour des propriétaires de véhicules qui ne savent plus rouler avec leurs bagnoles, se voyant condamnés par la force des choses à les abandonner pour emprunter la «ligne 11» comme tout le monde !
On rappelle qu’on assiste maintenant à ce qu’il convient d’appeler le troisième épisode du calvaire. Le chantier se trouve au niveau du troisième collecteur qu’on est en train de construire sur le tronçon compris entre la rivière Ndjili et l’église Shekinah.

 Le premier collecteur a été érigé au niveau de l’église Shekinah, le second entre celle-ci et l’entrée Debonhomme, et maintenant c’est entre l’église et le pont Ndjili.   

Quid de la planification?

Tel que les travaux se déroulent, c’est à se demander s’il existe réellement une planification pour leur exécution. On ne comprend pas comment peut-on bloquer ou couper une route comme le boulevard Lumumba sans songer aux mouvements des populations. C’est l’unique voie ou mieux la courroie de transmission entre le centre-ville et l’Est de la capitale. C’est aussi l’unique route qui mène à l’aéroport.
Qu’adviendra-t-il lorsqu’on sera au niveau du pont ? Pourquoi n’avoir pas créé au préalable une déviation ?
Combien de temps reste-t-il pour que les «Tshangois» recouvrent la quiétude de circuler? Pourquoi ne pas suivre l’exemple des Japonais qui commencent par aménager une déviation avant de s’attaquer à la route, comme c’est le cas sur Poids Lourds ? 

Le budget de transport revu à la hausse !

En dehors du temps qu’il faut perdre dans les embouteillages, il y a une autre réalité qui s’impose aux «victimes de la modernité». C’est la rallonge du budget alloué au transport. Là où on prenait hier un seul bus ou taxi, on est actuellement contraint d’en débourser le double. Raison : les bus ou taxi-bus qui desservent les lignes de Kingasani, Ndjili, Kimbanseke ou encore de Masina Pétro Congo, sont obligés de s’arrêter au niveau du quartier 1/Ndjili ou de l’entrée Pétro Congo pour ceux qui font cette ligne. Et de là, tout le monde est obligé de trotter jusqu’au niveau de pont Matete où des moyens de transport provenant du centre-ville et Victoire s’arrêtent.
Donc, le petit budget de transport difficilement disponible chez la plupart des Kinois, doit être revu à la hausse.
Autre conséquence de la situation, on apprend que les avionneurs se trouvent aussi contraints de retarder de quelques minutes voire heures leurs horaires de décollage.

Dom

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