Le défi de Luzolo : la vérité sur la mort de Chebeya

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La mort de Floribert Chebeya est une perte non seulement pour sa famille biologique et professionnelle, mais aussi pour toute la Nation congolaise ; car son engagement constant pour la défense des Droits de l’Homme est sans équivoque. Ces propos sont  de Janvier Luzolo Bambi Lessa, ministre de la Justice et Droits humains tenus lors du forum d’échange sur la pérennisation de la lutte de Floribert Chebeya Bahizire et son engagement en faveur des Droits de l’Homme. Cette rencontre était organisée par l’ong la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), en collaboration avec le Réseau National des Ong des Droits de l’Homme de la Rd Congo (Renadhoc), le vendredi 09 juillet 2010, au Centre culturel Boboto, dans la commune de la Gombe. Tout en condamnant cet assassinat, Luzolo Bambi Lessa a promis son implication personnelle pour faire avancer l’enquête et affirmé que la connaissance de la vérité sur les circonstances de la mort tragique de Chebeya et de la disparition de son chauffeur est un défi non seulement pour son ministère mais aussi pour le gouvernement, surtout qu’il n’y a rien à cacher. 

          Il pense que le vrai combat qui vaille la peine  d’être mené est celui  du règne  de la justice et de l’Etat de Droit. Et un des intervenants, l’Abbé Rugabuka, a précisé qu’aujourd’hui les droits de l’homme sont le socle de toute démocratie et il n’y a pas de démocratie sans respect des Droits de l’Homme. Il a rappelé qu’à travers le monde, les Etats qui ne respectent pas les Droits de l’Homme sont appelés « Etats voyous ». Répondant à une question, le ministre de la Justice et Droits humains a confirmé l’existence d’un cadre légal de concertation permettant d’examiner tout problème de droit de l’homme et réunissant le gouvernement et tous les partenaires agissant dans ce secteur. Dans quelques jours, il a promis d’organiser une rencontre avec les ongs des droits de l’homme et un point de presse dans  le cadre de la transparence autour de cette affaire.

Un monument pour Chebeya 

          Plusieurs personnalités de la société civile et des partis politiques étaient au rendez-vous pour témoigner sur le travail et la vie de Floribert Chebeya. L’unanimité s’est dessinée autour de l’efficacité et de la discrétion du travail de Chebeya. Plusieurs intervenants ont reconnu lui être redevables à plusieurs égards. C’est ainsi que des participants se sont montrés favorables à l’érection d’un monument à la baptisation d’une avenue en sa mémoire. Pour clôturer les divers témoignages, le Président du conseil d’administration (PCA) du Renadhoc a présenté le « Mémorandum du Renadhoc sur l’assassinat à Kinshasa de son secrétaire exécutif, le défenseur des droits de l’homme M. Floribert Chebeya Bahizire » adressé au secrétaire général des Nations Unies, Ban Kin-Moon, à New-York.

          Dans son mémo, le Rénadhoc demande la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante, présidée par un membre des mécanismes conventionnels ou procédures spéciales des droits de l’homme au niveau des Nations Unies. Il avance trois arguments pour récuser une enquête nationale : les défis institutionnels auxquels font face les institutions militaires, de la police et du pouvoir judiciaire en Rdc empêchent l’examen indépendant de tout fait criminel commis par des personnalités de haut niveau qui sont citées dans cet assassinat ; le processus à travers lequel l’enquête a été menée jusqu’à ce jour et le manque  d’indépendance des individus impliqués dans l’enquête.

SAKAZ

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