«Le débauchage est une marque déposée du PPRD : c’est la réponse de Kabuya à F. Kambere

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Comme on l’imaginait, la réaction du Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, ne s’est pas fait attendre. Il a décidé de rompre le silence pour répondre aux accusations portées contre son parti par le Secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, selon lesquelles le parti présidentiel se livrerait au débauchage dans les rangs du FCC.

            Ferdinand Kambere a affirmé dernièrement que des députés nationaux et sénateurs membres du FCC seraient au centre de nombreuses sollicitations venant de leurs partenaires de la coalition pour les faire changer de camp.

            A cette attaque à peine voilée, considérée par d’aucuns comme une déclaration de guerre, Augustin Kabuya a levé l’option de répondre de manière appropriée à l’auteur des accusations. Il demande à F. Kambere d’avoir le courage d’expliquer aux Congolais ce que lui, son autorité morale et sa famille politique ont fait à l’Udps. « Ferdinand Kambere peut nous dire comment ont-ils travaillé avec Bruno Tshibala ? L’Udps avait-elle signé avec eux un PV de transfert ? », s’est interrogé le SG de l’Udps.

            Ceci n’était que l’entrée en la manière pour le numéro deux du parti présidentiel. Car, il remontera à un passé encore récent pour démontrer le jeu double auquel le FCC s’est toujours livré alors qu’ils sont en coalition.

            Au niveau de la diplomatie, rappelle-t-il, jusque-là les diplomates en place sont ceux nommés par l’ancien régime. Et l’acte qu’avait commis celui qui représentait le pays aux Nations unies avait clairement démontré qu’Ignace Gata continuait à obéir aux ordres de ses anciens maitres plutôt qu’obtempérer à la hiérarchie institutionnelle.

            Ce même comportement d’obéissance aux ordres donnés dans le noir a été observé aussi bien chez les ministres, les députés, les sénateurs que les directeurs généraux des entreprises étatiques.

            Faut-il rappeler, à ce sujet, la résistance télécommandée de la ministre du Portefeuille du gouvernement Tshibala qui expédiait les affaires courantes pour notifier les nouveaux mandataires nommés par ordonnance présidentielle à la Gecamines et à la SNCC. Le même refus de notifier les nouveaux mandataires pour qu’ils entrent en fonctions, a été dicté au nouveau par les mêmes donneurs d’ordres dans le noir au ministre du Portefeuille du gouvernement Sylvestre Ilunga, toujours membres du FCC !

            Personne n’a oublié le débat ouvert en violation de la Constitution par la présidente de l’Assemblée nationale sur ces ordonnances du Président de la République portant nomination des nouveaux mandataires dans les sociétés précitées ; alors que sa chambre n’en a pas compétence. Pire, Jeanine Mabunda avait même recommandé du haut de la tribune à la ministre du Portefeuille de l’époque de ne pas exécuter lesdites ordonnances (la vidéo de sa recommandation avait fait le tour de la toile).

            On ne peut passer sous silence dans ce chapitre sans faire allusion aux deux lettres du FCC dont le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba avait endossé la responsabilité et qu’on avait fait lire par un membre de son cabinet. Chose qui n’existe jamais dans l’administre de voir surtout un subalterne s’adresser de la manière à son supérieur, de surcroît s’adresser au Chef de l’Etat par cette voie !             Enfin, l’absence des ministres et autres mandataires répondant aux ordres du FCC à la cérémonie de prestation de serment de 3 nouveaux juges de la Cour constitutionnelle, organisée le mercredi 21 octobre 2020 dans la salle des Congrès du Palais du peuple, couronne le comportement conflictuel dont la famille politique de l’ancien chef de l’Etat fait preuve à l’endroit de son allié dans la coalition.                            Dom

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