Le CSAC  et l’ANEP plaident  pour des actions pédagogiques

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csacLes organisations professionnelles des médias,  l’Association nationale des entreprises publiques et  du portefeuille « ANEP » et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication « CSAC »   se sont retrouvées   hier lundi 26 janvier 2014 au siège de cette institution  pour débattre du problème des mandataires publics victimes   de  chantages de la part d’une certaine presse.   Etaient  présents à ces discussions,  Ipakala ( Aneco ),  Kasonga Tshilunde (UNPC), Polydor Muboyayi (Omec), Patrick Ngulu (ANEP)……

            En sa qualité de maître des céans, le président du CSAC  a interpellé ses  hôtes en ces termes : «Est-ce que tout ce que rapportent les médias doit être considéré à priori comme vrai ou vraisemblable ?»

«L’opportunité qui nous réunit aujourd’hui, a  fait savoir Tito Ndombi, est offerte par la lettre de l’ANEP au CSAC en date du 9 janvier 2015 et dans laquelle les mandataires ont exprimé leurs regrets sur le chantage et le harcelèment dont ils sont victimes  de la part d’une certaine presse. Par ignorance de la loi vraisemblablement , a-t-il affirmé, l’ANEP n’a adressé au CSAC ni plainte, ni requête contre les journalistes incriminés».

 

Pas de fumée sans feu

Le  CSAC privilégie cette fois-ci le dialogue et l’option pédagogique en invitant l’Omec, l’UNPC…. ;  chargées de faire observer les règles du métier à leurs membres à partager ces préoccupations.

Au moment où la rumeur accrédite l’idée de la mise en place de nouveaux mandataires publics, ceux actuellement en fonction et harcelés par une certaine presse et sont tentés de  céder au chantage, ou même d’interpeller le CSAC pour  lui adresser une plainte en bonne et due forme, ou encore de  recourir aux instances de régulation  et  judiciaires.  Et de préciser qu’on est  incapable d’imaginer   de quoi est capable une personne dont une longue carrière est brisée suite à une dénonciation calomnieuse.

Ne serait-il pas prétentieux d’affirmer que la majorité des journalistes congolais, y compris les «  moutons noirs » n’écrivent que des informations non vérifiées? La presse congolaise compte en son sein des journalistes  dont la seule évocation  de leurs noms inspire respect et confiance dans l’opinion. Le travail du CSAC associé à celui des organisations professionnelles des médias font que la presse contribue à  jouer  un rôle important en matière de bonne gouvernance en dénonçant  des abus de gestion dans les entreprises publiques.

Comme il n’y a pas de fumée sans feu, le CSAC encourage la presse à poursuivre la voie de la raison censée  la rendre plus crédible.

Il a affirmé que le CSAC  se tient aux côtés des médias et mesure leurs sacrifices .

Le  directeur technique de l’ANEP  a souligné qu’il y a des médias qui font correctement leur travail. D’autres sont  avides du sensationnel, a indiqué Patrick Ngulu Mbioba. L’ANEP est  une chambre de commerce et  les  propos tendancieux  débités contre ses membres   discréditent leur profession et refroidissent l’ardeur de potentiels investisseurs.  Il y a des  mandataires à qui on a demandé  10000 dollars. L’ANEP  a saisi le CSAC pour qu’ensemble on voit comment  mettre fin à ces chantages, a-t-il dit.

Il a déclaré aux journalistes que l’ANEP, l’OMEC, l’UNPC  ont estimé au terme de leurs discussions  que le CSAC devrait privilégier des actions pédagogiques en lieu et place des mesures administratives et disciplinaires pour mettre fin à ces chantages.

Un autre dossier débattu   hier entre le  CSAC et les  organisations professionnelles des médias concernait   coupure des signaux de quelques radios et chaînes de télévision privées.

Jean- Pierre Nkutu

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