Le cri d’alarme des inspecteurs provinciaux

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Au moment où les experts réfléchissent sur l’élaboration des fiches pédagogiques destinées aux écoles et centres de formation technique, dans le cadre de l’atelier organisé par la Commission interministérielle de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en partenariat avec l’AETFP/ Coopération technique belge, l’APEFE et les organismes Unesco, VVOB, WBI, du 4 au 7 mai 2010, au Centre Wallonie-Bruxelles, nous nous sommes entretenus avec des inspecteurs provinciaux de l’enseignement secondaire pour connaître les difficultés auxquelles ils sont confrontés à l’intérieur du pays , ainsi que d’autres réalités du terrain différentes de celles de la capitale.

Daniel Mayala, inspecteur itinérant de l’enseignement secondaire à Mbanza-Ngungu, reconnaît que ses services rencontrent des problèmes de tous ordres.

Sur le plan technique, l’inspection de l’enseignement secondaire est appelée à produire des formules à utiliser, mais ne dispose d’aucun matériel de reproduction, autant que d’autres équipements de bureau et les moyens de locomotion.

Faute de matériel didactique, les écoles techniques éprouvent mille et une difficultés pour allier la théorie à la pratique, au point que les élèves ont besoin d’un apprentissage particulier avant d’être lâchés sur le marché du travail.

Sur le plan pédagogique, l’inspecteur itinérant Daniel Mayala a enregistré deux types de sous-qualification des enseignants dans son ressort.  La sous-qualification pédagogique et la sous-qualification technique des enseignants nécessitent une formation. Des besoins en formation ont été maintes fois exprimés dans de nombreux rapports transmis à la hiérarchie, afin que soit mis sur pied un programme spécial de recyclage en faveur des formateurs des formateurs.

L’inspecteur itinérant Daniel Mayala a évoqué également les difficultés financières qui ne permettent pas à ses services, d’acquérir certains équipements et d’effectuer certaines dépenses.

De sa participation à l’atelier des fiches pédagogiques, il estime que c’est une bonne chose, étant donné qu’ils travaillaient en partenariat avec l’organisme belge VVOB pour la réalisation des curricula des options techniques agricoles. Tous les référentiels destinés aux écoles techniques élaborés dans le cadre de ce partenariat sont terminés. Il ne reste plus que leur distribution dans les écoles.

L’inspecteur itinérant Daniel Mayala entend apporter toute son expérience à cette réflexion suscitée autour des fiches pédagogiques, en même temps qu’il est satisfait de l’approche par compétences qui privilégie les mêmes méthodes, le même langage technique et les mêmes procédures.

Son collègue Luvibila Vincent, inspecteur du secondaire dans le Bas-Congo 1 à Matadi, a abondé dans le même sens. Les écoles de son ressort sont distantes de ses services. Ce qui nécessite des moyens de transport, afin que les missions de contrôle ou d’inspection puissent se dérouler dans les conditions acceptables.

Si la collaboration entre ses services et les écoles secondaires de son ressort est franche, des jumelages ont pu être organisés entre plusieurs unités de formation qu’il a installées dans toutes les options dans la province. Grâce aux unités pédagogiques mises sur pied, un jumelage a été scellé et renforcé entre quelques écoles secondaires techniques pour le cours de topographie générale.

L’atelier d’élaboration des fiches pédagogiques en cours est pour lui, un stimulus pour les inspecteurs provinciaux de l’enseignement secondaire technique. Il permet à tous les participants de vibrer au même diapason, quant à l’approche par compétences. Pour terminer, l’inspecteur Vincent Luvibila se réjouit du fait que les enseignements qu’ils vont tirer des échanges fructueux et enrichissants issus de chaque atelier, serviront certainement à améliorer leur perception et la manière de gérer les problèmes pédagogiques et techniques en provinces.

Concernant la suite des travaux, signalons que le 3 ème atelier tourne autour de la question : «  Comment mobiliser les ouvrages pédagogiques à travers les notions de fiches ? », tandis que le 4 ème atelier va axer ses réflexions sur le rôle des cellules de base.

A l’issue de tous ces échanges entre experts, il sera élaboré un vade-mecum et dressé une série de recommandations pour les formateurs, les évaluateurs et les inspecteurs de l’enseignement secondaire technique et la formation professionnelle.   

   J.R.T.  

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