Le Coordonnateur humanitaire en RDC hausse le ton !

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Le  Coordonnateur Humanitaire en République Démocratique du Congo, David McLachlan-Karr, se dit profondément préoccupé par les articles publiés par le journal  The New Humanitarian sur des allégations de fraude, de corruption, et d’exploitation ainsi que d’abus sexuels dans la fourniture de l’aide humanitaire à l’Est de la République Démocratique du Congo. « Je prends ces allégations très au sérieux. Il est inacceptable que l’aide soit détournée et n’atteigne pas les personnes auxquelles elle est destinée. L’exploitation et les abus sexuels ne peuvent jamais être tolérés.

         Les organisations humanitaires opérant en RDC ont pris, et continueront de prendre des mesures pour prévenir les malversations et les abus afin de s’assurer que nos opérations sont exemptes de fraude, de corruption et d’abus », a-t-il indiqué.

         Selon David McLachlan-Karr, les Nations Unies appliquent une politique de «tolérance zéro» en matière d’exploitation et d’abus sexuels. En tant que Coordonnateur Humanitaire, il se dit déterminé à faire en sorte que soient  adoptées des politiques rigoureuses pour éradiquer les abus et, s’ils sont découverts, pour enquêter rapidement et poursuivre les auteurs. « Notre engagement pour la justice signifie que nous devons également aider efficacement les victimes et survivants/survivantes d’exploitation et de violence sexuelles.

         Un mécanisme inter-agences de prévention des exploitations et abus sexuels est déjà mis en place. Il est conçu pour offrir aux victimes un espace sûr où elles peuvent signaler les abus.

         Parallèlement, le réseau d’exploitation et d’abus sexuels s’efforcera d’améliorer la qualité de nos programmes par l’adoption de meilleures pratiques globales. Je m’efforcerai de faire en sorte que nous disposions des mécanismes nécessaires pour garantir notre redevabilité envers les populations que nous soutenons et servons », a rassuré le coordonnateur de l’aide humanitaire en RDC.

         Par ailleurs, The New Humanitarian a également fait état des allégations de fraude dans le cadre du fonctionnement du Fonds Humanitaire, y compris des pots-de-vin pour l’attribution des financements des projets. Des allégations  extrêmement graves et  susceptibles de nuire à la confiance des donateurs du Fonds et les financements annexes, s’inquiète  David McLachlan-Karr.  Car, dit-il,   le Fonds avait fait l’objet d’un réexamen de son fonctionnement en 2019 et  le résultat de cet examen a été positif. «  Cela  nous a permis de renforcer nos cadres de responsabilité et de contrôle internes et d’améliorer la transparence de nos rapports aux donateurs. Néanmoins, je donne l’assurance que toute allégation de mauvaise pratique de la part d’un partenaire de mise en œuvre ou de tout membre du personnel travaillant pour le Fonds fera l’objet d’une enquête approfondie ».

         Il sied de signaler que des allégations de fraude en RDC ont été signalées pour la première fois en 2018. Depuis lors, la communauté humanitaire s’est mobilisée pour enquêter sur toutes les allégations dans un esprit de transparence et de responsabilité. La détection des cas de fraude a mis à l’épreuve la capacité et la détermination de l’ensemble de l’équipe humanitaire  à identifier et à corriger les faiblesses dans tout le système.

         «L’aide humanitaire est une entreprise collective et altruiste. Si nous partageons collectivement les succès, nous partageons aussi les échecs. Nous nous efforçons constamment d’améliorer nos systèmes afin de fournir la meilleure assistance possible et en temps opportun aux personnes dans le besoin. Chaque année, les opérations humanitaires en RDC permettent de sauver des millions de vies. Il est essentiel qu’elles continuent d’être menées efficacement », a indiqué le coordinateur humanitaire en RDC.

         Dans ce contexte, David McLachlan-Karr  dit reconnaitre que l’action humanitaire menée en RDC ne peut se poursuivre que si les plus hauts niveaux de confiance existent entre les bénéficiaires, le gouvernement hôte, les agences humanitaires et les donateurs.

« Nous attendons avec impatience la publication du rapport final et nous examinerons attentivement toute recommandation faite pour améliorer les performances de l’aide humanitaire en RDC », a-t-il conclu.

Perside Diawaku

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