Le contingent bangladais de la MONUSCO soigne des détenus à Kisangani

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Le porte- parole de la MONUSCO, Madnodje Mounoubai, a annoncé hier lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne que « à Kisangani, le contingent bangladais de la MONUSCO soignait gratuitement des détenus à la prison centrale. » Plus de soixante malades de la prison centrale de Kisangani ont bénéficié le jeudi 7 avril 2011, des soins médicaux gratuits d’une équipe de médecins du contingent bangladais de la Monusco.
Selon le porte- parole onusien, cette activité s’inscrivait dans le cadre de la journée mondiale de la santé et a marqué le début d’une campagne médicale organisée par l’unité pénitentiaire de la Monusco à Kisangani.

Le porte- parole a signalé que c’était presque tous les détenus, environ 500 personnes massées dans la cour de la prison, qui voulaient être consultés par l’équipe médicale du contingent bangladais.

 La plupart d’entre eux sont physiquement faibles, signe de malnutrition et souffrent des maladies de la peau. D’après le médecin de cette maison carcérale, bon nombre de ces détenus souffrent de la malaria, des mycoses et des maladies sexuellement transmissibles.
Rappelons que la Monusco, et plus spécialement l’ancienne version de la mission onusienne en Rd Congo, la Monuc, a eu à publier, au moins à deux reprises, un rapport sur la situation des détenus en Rd Congo. La surpopulation, la vétuste des infrastructures et la malnutrition étaient parmi les trois maux relevés par les enquêteurs onusiens.

A voir la situation de près, avec ses rapports publiés et transmis aux autorités congolaises, la Mission de l’ONU en Rd Congo a prêché dans le désert.
Par ailleurs, le porte- parole militaire, le lieutenant- colonel Mamadou Gaye, a signalé qu’en Ituri, suite à l’assassinat dans la ville de Mahagi d’un agent des douanes le 7 avril 2011, par des individus armés, les populations locales ont violemment protesté dans la ville contre la criminalité préoccupante, les vols à main armée et autres actes de banditisme. Un policier et un soldat des FARDC ont été tués.
Selon le porte- parole militaire de la Monusco, « cette insécurité semble être favorisée par l’évasion d’une dizaine de personnes de la maison d’arrêt de Mahagi le 4 avril dernier. »
Cela ne pouvait qu’arriver étant donné que les autorités ont la fâcheuse habitude d’enfermer des rapports et autres recommandations dans des tiroirs.

Jean- René Bompolonga 

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