Le centre commercial de Kintambo-Magasins investi par des pickpockets

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Terminus des bus au centre commercial de Kintambo-Magasins dans la commune de Ngaliema. Il est 19 heures. Une voiture taxi en stationnement, les «  crieurs » déclinent  les différentes destinations. Les uns après les autres, les clients embarquent en attendant que le véhicule soit rempli des passagers pour le départ. Soudain, deux petits garçons âgés de moins de 18 ans s’approchent à petits pas de la portière arrière droite. Une main glisse vers le passager assis sur le siège arrière et d’une geste brutal, happe son téléphone portable. Aussitôt, ces délinquants détalent à toutes jambes vers la voie ferrée avec leur butin. La victime, une jeune dame frisant la quarantaine n’a que le temps de pleurer le vol de son portable cellulaire coûtant 350 dollars et contenant 1.000 unités. Et les témoins de la scène de déplorer la recrudescence de la criminalité à cette place où passent et repassent souvent les militaires et les policiers.

            Cet incident passé, d’autres jeunes pickpockets longent le flanc d’un taxi. Un adolescent donne un violent coup de talon à la portière avant droit. Ce qui surprend le chauffeur et attire son attention. Il sort pour s’enquérir du choc au moment où le délinquant s’éloigne en courant. C’est à cet instant que l’autre malfrat va ouvrir la portière avant gauche pour s’emparer des recettes de la journée, dissimulées sous le tapis. Le conducteur ne se rendra compte de ce vol que des minutes plus tard, à la fin de son service.

Les marginaux avaient emporté l’équivalent de 70 dollars.

            Un pagne de tissu bazin riche enroulé sur la tête, un sac en bandoulière, une dame traverse le centre commercial Kintambo-Magasins en dandinant. Au loin, les délinquants qui suivent son mouvement, constatent qu’elle est seule. C’est donc une proie facile. Ils la pourchassent. Alors que l’un des malfrats arrache le pagne, les autres tirent le sac. Et pendant qu’elle pleure et se débat dans les griffes de ces délinquants, les témoins n’osent intervenir. Ce sont les enfants des militaires ! prévient un marchand du coin.

            Son sac contenait outre ses documents personnels, des produits de maquillage, deux téléphones portables, la somme de 500 dollars et 20.000 FC. 

            Une camionnette non bâchée transportant des cartons des fruits importés et autres produits de l’alimentation, est prise dans un bouchon. Pendant que le conducteur cherche comment s’en sortir des malfaiteurs ceinturent l’engin. Un membre de ce groupe passe devant et tente d’arracher le rétroviseur extérieur. Le convoyeur le menace d’arrestation, mais il récidive. Pendant ce moment de distraction, le carton de pommes est emporté. 

            Le lendemain, à cette même place, il est 21 heures, quand une mère accompagnée de sa fille s’approvisionne en fruits au petit marché. Distraite, la fille déposée par terre le panier contenant des produits vivriers. Après les achats, sa maman va lui remettre le colis des fruits à mettre dans le panier. C’est à ce moment que l’adolescente que des voleurs ont emporté le panier et tout son contenu.

Le centre commercial de Kintambo-Magasins, on en parle ces derniers temps, est devenu le champ de prédilection des pickpockets. Plusieurs bandes des malfrats y opèrent le jour comme la nuit, ne craignant la fréquentation des lieux par les agents de l’ordre.

            Selon des vendeurs des articles vestimentaires, ces marginaux sont connus. Ils opèrent chaque jour et aucun service de police n’a jamais pris à cœur le regain de criminalité à cet endroit. Au point que ces malfrats sont assurés de leur impunité. Qui peut les arrêter ? Recrutés au camp ex-gendarmerie de Kintambo, ces délinquants sans emplois se livrent aux vols et s’intéressent aux sacs à main, pagnes, chapeaux, bijoux, téléphones portables et aux billets de banque. 

            Les nombreuses victimes qui ne savent plus à quel saint se vouer, parlent de la léthargie des services de police de Kintambo ou de Ngaliema. Ils sont au courant des faits, mais se désintéressent de ces cas, estimant qu’il faut des moyens pour intervenir.    

            A combien sont-ils ? Personne ne le sait. Il y a probablement environ cinq à dix bandes composées chacune de 6 à 10 garnements, et opérant dans ce secteur Ils frappent quand les véhicules en partance pour Bandalungwa sont pris dans des bouchons.

            Les services du Groupement mobile d’intervention-Ouest sont interpellés pour pouvoir mettre fin aux razzias de ces malfrats qui n’ont que trop dépouillé leurs victimes de leurs biens.                                     J.R.T.

 

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