L’attaque de Goma est l’œuvre des bandits, selon la Monusco

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IMG_0592Le porte-parole militaire ad interim de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RD Congo(Monusco), le commandant Joseph Gonçalves, a présenté, hier mercredi 3 juin 2015, la situation sécuritaire dans la région de Goma, où dans la nuit du 2 juin 2015, des coups de feu ont été entendus. A l’en croire, les soldats loyalistes ont vigoureusement réagi à une attaque, tué un assaillant et appréhendé trois autres. « Des investigations sont en cours aussi bien du côté gouvernemental que du côté MONUSCO, afin d’éclairer l’opinion publique en temps opportun… » a-t-il indiqué.

D’ores et déjà, il a conclu que la situation sécuritaire à Goma est sous contrôle des Forces onusienne et congolaise. Les patrouilles visant la traque des assaillants se poursuivent et des mesures sécuritaires idoines ont été prises, dans le but d’interdire d’autres incidents similaires et protéger les personnes et leurs biens.

            Interrogé à son tour au sujet de ce même évènement, le commandant des forces de la Monusco, le général Santos Cruz, a confirmé qu’il était personnellement dans cette ville durant cette attaque. « Ce sont des bandits, en petits groupes, qui ont attaqué et il y a eu une réaction des éléments de la Garde républicaine et de la Police nationale congolaise(…) Goma est une ville paisible, il n’y a pas de problème » a-t-il rassuré, en faisant noter qu’une enquête est menée par le gouvernement.

            Tard dans la soirée, Le Phare a appris que les Forces armées de la RDC ont arrêté hier mercredi 3 juin trois personnes, parmi celles qui ont attaqué la veille l’aéroport de Goma. Dans un communiqué officiel du gouvernement, le ministre des Médias, Lambert Mende, a indiqué que le cerveau moteur de cet assaut, Kambale Malonga, a aussi été pris dans les filets des forces de sécurité. Mais des sources provinciales parlent d’une vingtaine de personnes interpellées. Selon lui, les services de sécurité de la RDC ont localisé le commanditaire de cette attaque Kambale Malonga et l’ont arrêté à proximité de la frontière congolaise, grâce à la coopération des services d’intelligence d’un pays voisin dont les assaillants de l’aéroport de Goma utilisaient le réseau téléphonique. « Le cerveau moteur de cette bande, Kambale Malonga, est un criminel opérant à Butembo, au Nord-Kivu, où il a recruté la bande de malfrats auteurs de cette agression avant de superviser leur voyage vers Goma et la perpétration de l’attaque sur l’aéroport. Kambale et ses complices sont pour l’instant à la disposition de la justice congolaise pour donner toute la lumière sur « les mystérieuses attaques barbares qui ont arraché la vie de centaines d’innocents dans la région de Béni », poursuit le communiqué officiel signé par Lambert Mende.

            Dans un autre registre, le porte-parole militaire de la Monusco a indiqué que dans le territoire de Walikale, dans le Nord-Kivu toujours, les troupes des FARDC ont appréhendé deux éléments du groupe Mayi-Mayi de l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS), qui procédaient au recrutement forcé de nouveaux membres dans la localité de Mweso, située à 18 kilomètres au Sud-ouest de Kitshanga. Par ailleurs, les troupes des FARDC poursuivent leurs opérations contre les éléments du groupe Mayi-Mayi Cheka-Nduma Défense du Congo (NDC) dans la région de Kanga, dans le but de mettre un terme à leur activisme dans cette région, ainsi qu’aux accrochages avec la faction NDC-Guidon dans ce territoire, ayant provoqué à ce jour selon l’Organisation pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), le déplacement d’environ 3459 ménages sur l’axe Kibua-Lubonga-Kembe.

            Dans le territoire de Butembo, les rapports ont fait état du kidnapping le 27 mai 2015, par des éléments non identifiés, de deux civils en déplacement sur l’axe Beni-Butembo.

            Enfin, dans le territoire de Rutshuru, les sources concordantes ont rapporté des exactions des rebelles des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) contre les populations civiles, pendant la période sous examen. Dans la nuit du 26 mai 2015, à titre exemplatif, les éléments des FDLR ont systématiquement pillé environ 50 maisons dans la localité de Kiseguru, située à 18 kilomètres au Nord de Rutshuru-centre et emporté du bétail, de l’argent et d’autres biens de valeur. un civil en déplacement sur l’axe Rwindi-Kibirizi, a également été kidnappé le même jour, par des éléments supposés appartenir aux FDLR. Les Casques bleus basés au poste opérationnel de Nyamilima, ont initié des patrouilles pour dominer le terrain, mettre un terme à l’activisme de ces rebelles et protéger les populations civiles.

D’autres exactions perpétrées par les éléments des FDLR ont été rapportées dans les territoires de Masisi et de Nyiragongo.

            Le 31 mai 2015, trois individus ont été tués et deux (02) autres blessés (y compris un enfant) par des rebelles des FDLR, au cours de pillages dans les villages de Kingi et de Katembe à 4 kilomètres de Sake.

Tshieke Bukasa

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