L’asbl la Fondation Katangaise dénonce des troubles au Katanga

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Le nom de Moïse Katumbi continue à faire des vagues à travers toute la province du Katanga. C’est le cri lancé hier par une association culturelle dénommée « la Fondation Katangaise ».

Selon le Dr Pascal Ntalasha et Raphaël Mututa, secrétaire général et président national de cette asbl, c’est un agent des services de l’ANR qui a affirmé que les responsables de l’insécurité généralisée à Lubumbashi sont des miliciens du fameux Gédéon Kyungu ainsi qu’un galonné des FARDC, dont la simple évocation du nom fait trembler, car faisant partie des complicités qui font peur.

            Le nommé Gédéon Kyungu n’est plus à présenter car il y a cinq ans, il avait pris le commandement d’une milice tribalo-ethnique qui a semé la terreur et la désolation. Munis d’armes blanches, notamment des machettes, flèches artisanales, coutelas, haches et fétiches, ces inciviques ne se gênaient pas le moins du monde pour se livrer publiquement aux massacres des populations civiles et non armées. Les territoires du Nord Katanga avaient été l’objet des destructions méchantes, des tueries, des déplacements massifs des populations vers les brousses environnantes. Que des cadavres dont les membres étaient décapités, notamment des têtes, des bras, des jambes. Les femmes étaient d’abord violées avant d’être éventrées et pour les femmes enceintes, ces éléments dénommés « Chinja-Chinja » les éventraient pour sortir des bébés encore en vie. Les chefs de ces milices tribalo-ethniques se pavanaient en portant autour du cou comme amulettes des têtes, des bras et d’autres membres du corps humain.

 Moïse Katumbi accusé d’instaurer l’insécurité

            La Fondation Katangaise, par la voix de son président  national, a promis de saisir les instances dirigeantes pour dénoncer la situation de l’insécurité ambiante qui règne à travers la province. Cette insécurité fait partie d’un vaste complot et stratagème de manipulation tribale mis en place pour relancer les procès contre Moïse Katumbi, en l’accusant d’en être l’instigateur et le bénéficiaire.

            L’opinion garde encore en mémoire les péripéties du procès lui intenté en 2016 sur la base des motifs fallacieux. On voudrait donc cette fois-ci lui attribuer la paternité des troubles qu’un galonné des FARDC s’apprête à provoquer en prenant prétexte de l’arrivée sur le territoire du Haut Katanga des éléments des milices de « Kamwina Nsapu ». Pour ce faire, ce galonné s’appuiera sur des éléments de la milice du sinistre Gédéon Kyungu pour repousser les prétendus « kamwina Nsapu » venus du Kasaï.

            La Fondation Katangaise dénonce avec la plus grande fermeté ces montages mensongers destinés à salir l’image de l’ancien gouverneur du Katanga, bientôt en route pour le pays de ses ancêtres. Une stratégie utilisée par des personnalités politiques connues et animées par la jalousie et la haine. La Fondation Katangaise rappelle les faux procès intentés contre Moïse Katumbi et orchestrés par ces complicités qui font peur. Lesquelles, rappelle-t-on, se sont arrimées sur le dossier Stoupis, une affaire concernant la maison de l’avenue Mahenge à Lubumbashi, dans laquelle Moïse Katumbi n’a rien à voir car il avait six ans quand il y était allé habiter chez son grand-frère Raphaël Katebe. C’était avant que ce dernier n’en devienne propriétaire, avec  des titres de propriété dont un certificat d’enregistrement.

            Cette stratégie vise à intenter un nouveau procès à Moïse Katumbi et le présenter comme le fauteur des troubles qui secouent au Katanga et qui ont poussé le Chef de l’Etat à tenir le Conseil Supérieur de la Défense.Castro

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