L’après-PMURR : les bailleurs rassurent…

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Avec la fin du Projet multisectoriel d’urgence de réhabilitation et de reconstruction, le 31 mars 2010, qui a mobilisé, comme on le sait, plus de 700 millions de dollars de la Banque mondiale et de ses partenaires, et dont la multitude des ouvrages réalisés dans onze provinces, ont été remis soit au gouvernement congolais ou aux bénéficiaires, bien des questions se sont posées. 

            Que deviennent tous ces nombreux projets sans la prise en charge institutionnelle et celle des bénéficiaires directs ? En d’autres termes, comment seront gérés les 70 centres de santé, les écoles, les centrales thermiques, les routes, les stations de production d’eau, les réseaux de distribution d’eau et de fourniture du courant électrique réalisés dans le cadre du PMURR ? Comment faire pour qu’avec la fin du PMURR, ces ouvrages ne puissent plus retomber dans la décrépitude généralisée ? Quels mécanismes envisager pour que les populations bénéficiaires ne ressentent pas le moindre changement dans leur gestion ?

            C’est à la recherche de réponses à toutes ces questions que se sont attelés deux jours durant à l’Hôtel Memling, la Banque mondiale et ses partenaires, les acteurs institutionnels et privés, ainsi que les bénéficiaires directs qui ne sont autres que les populations locales.

            Après avoir défini hier, à la cérémonie de clôture, les défis qui attendent la multitude des ouvrages d’infrastructures et auxquels seront confrontés le gouvernement et les populations locales, quelques réponses ont été fournies aux participants et des éclaircissements donnés à la presse.    

            Dans la série des recommandations, soulignons la volonté de la Banque mondiale et du gouvernement congolais, les principaux organisateurs de cet atelier,  de parvenir à la pérennisation des acquis du Projet multisectoriel d’urgence de réhabilitation et de reconstruction. La solution à laquelle tous les participants ont abouti, n’est autre que l’appropriation des ouvrages par les bénéficiaires institutionnels et directs.

            Ainsi après la phase d’urgence, il est grand temps de s’engager dans la phase de développement durable. Pour ce faire, il a été envisagé des mécanismes et des structures devant prendre le relais du PMURR pour assurer sa survie. 

Les partenaires ont tout prévu pour la pérennisation des acquis 

Compte tenu des expériences malheureuses du passé, la fin du projet PMURR ne devait donc pas décréter l’abandon des ouvrages d’infrastructures réalisés dans le cadre de ce programme multisectoriel.

            Lors de l’atelier de pérennisation des acquis organisé du 12 au 14 janvier 2010, une série des recommandations avait été faite au gouvernement. Aujourd’hui, pour la Banque mondiale, d’autres structures ont été mises en place pour prendre le relais du PMURR.

            Le chef du projet PMURR pour la Banque mondiale, Abdelmoulha Ghzala, a cité entre autres, le PARSS qui s’occupera des projets du secteur de la santé, de PARSA pour les projets agricoles, de PASU pour le secteur de l’eau, du PMEDE pour le secteur de l’énergie. Il y a encore le Foner et les projets Pro-routes et Multimodal.

            A l’issue de cette cérémonie de clôture, le chef de projet PMURR Abdelmoulha, le coordonnateur national du PMURR John Kukulu et le directeur technique de BCECO Gaspy Kabongo, se sont prêtés aux questions des journalistes, après le mot d’introduction de Mme Louise Engulu Mekonda, le responsable du service de l’information du public.

            A la question du Phare de savoir les grandes recommandations de cet atelier, Abdelmoulha a parlé de la pérennisation des acquis par l’appropriation des projets par le gouvernement et les populations locales. Il a estimé que bon nombre des défis attendent ces bénéficiaires, quant à la sauvegarde des impacts sur le terrain et l’entretien des infrastructures routières, de santé et de l’éducation, ainsi que des installations d’eau et d’électricité.

            Quant au bilan définitif, le chef du projet PMURR a laissé entendre que les deux parties, la Banque mondiale et le gouvernement prépareront le rapport d’achèvement du PMURR, chacun selon sa version. Elles se retrouveront plus tard, pour la mise en commun de ces versions, afin de dresser un rapport unique d’achèvement du PMURR.

            Quant aux difficultés rencontrées, le chef du projet a évoqué la méconnaissance du terrain, l’évaluation approximative des coûts des projets, les conditions d’accès à certains coins reculés et l’absence des entreprises chargées d’exécuter les projets sur le terrain.

            Le directeur technique du BCECO, Gaspard Kabongo, l’a complété en soulignant le concours des entreprises défaillantes et non performantes, les difficultés de dédouanement des équipements et matériels avec la grève des douaniers, le problème d’intermédiation financière avec l’absence des banques dans certains coins du pays. Fallait-il s’arrêter aux grands centres ou fallait-il atteindre aussi les coins les plus reculés ? S’est interrogé Gaspard Kabongo.

            A une autre question, le coordonnateur national du PMURR a  indiqué que rien n’a été laissé au hasard à la fin du projet PMURR. Car, après avoir investi beaucoup des fonds dans ce projet, on ne pouvait pas laisser certains ouvrages inachevés. Voilà pourquoi face aux besoins énormes de la RDC, d’autres structures prendront le relais du PMURR, étant donné que beaucoup des choses restent à faire.

            C’est sous le signe de satisfaction générale que s’est clôturé cet atelier de consultation pour le rapport d’achèvement du PMURR.

                               J.R.T.     

 

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