L’ANSER déterminée à sortir le Congo profond de l’obscurité

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Après une année d’existence, la Direction Générale de l’ANSER (Agence nationale de l’électrification et de services Énergétiques en milieux rural et périurbain) vient de lever l’option de désormais communiquer au grand public, via les médias, ce que fait ce nouveau service public, les missions assignées aux termes de l’Ordonnance présidentielle le créant. Qu’est-ce l’ANSER a réalisé en une année d’existence, et quels défis l’attendent pour bien remplir sa mission.

            C’était au cours de la «Journée de sensibilisation de la presse sur les missions de l’ANSER», organisée hier mardi 28 septembre au siège social de cet établissement public de l’Etat.

            Après le mot de bienvenue du Directeur Général Adjoint Cyprien Musimar, le Directeur Général Idesbald Chinamula a brossé succinctement les missions assignées à l’ANSER, les objectifs à atteindre du nouveau service ainsi que les raisons de sa création.

            Comme l’indique sa dénomination, l’ANSER se donne comme objectif principal d’aider à sortir la République Démocratique du Congo du trou noir où le pays est plongé par l’électrification des milieux ruraux et périurbains. Car, actuellement seules quatre villes à savoir Kinshasa, Lubumbashi, Matadi et Kolwezi sont alimentées en énergie électronique à seulement 35 à 40%. Le reste du territoire national c’est un grand trou noir. Alors que le taux moyen de l’électrification de l’Afrique subsaharienne est de 25%. On apprend même que le Sénégal a atteint 75% d’électrification, le Kenya au-delà de 80%, tandis que la Tunisie a réussi à électrifier 99% de son territoire. A contrario, la RDC malgré les nombreuses richesses naturelles dont elle dispose, a un taux de desserte en électricité qui varie entre 11% et 15% irrégulièrement répartis. C’est les zones minières où on trouve l’électricité pour des raisons évidentes.

            Voilà, a expliqué le DG de l’ANSER, les raisons ayant conduit le Chef de l’Etat à créer ce nouveau service après la mise en place du cadre grâce à la loi votée et promulguée en 2016.

            Face à ce tableau sombre, la hiérarchie de l’ANSER affiche sa détermination de révolutionner les choses en vue de sortir le pays de l’obscurité. Car, sans électricité, il n’y a point de développement. Pour ce faire, l’ANSER se propose d’aider à atteindre d’ici 2024 le taux de 30% de desserte en électricité.

Pour y parvenir, l’Agence est en train de mener des plaidoyers pour convaincre les partenaires et attirer les investisseurs à s’investir dans le secteur de l’énergie. Et la République Démocratique du Congo offre d’immenses opportunités dans ce domaine parce que disposant de plusieurs sources d’énergie non polluante.

            C’est pourquoi, elle est en train de préparer une table ronde sur l’électrification en RDC dont les assises se tiendront le 22 janvier 2022.

            Par ailleurs, on note que dans cette première année d’existence, les dirigeants de l’ANSER ont pris plusieurs initiatives, à l’instar du «Fonds Mwinda» et tout récemment le lancement du projet test d’éclairage public à N’djili brasserie, en vue de parvenir au résultat. C’est-à-dire accomplir à la satisfaction de tous les missions lui confiées aux termes de l’Ordonnance présidentielle créant le service.

            Pour y parvenir, on a subdivisé le pays en six pools d’intervention qui sont : grand Ouest, grand Kasaï, grand Katanga, grand Kivu, grand Oriental, et grand Équateur. Un plan d’intervention pour l’électrification du territoire national a été élaboré en tenant compte de cette répartition du pays afin de mieux s’attaquer au problème.

            Pourquoi, une année après sa création, l’ANSER n’émarge-t-elle toujours pas du budget de l’Etat ? A cette préoccupation, le Directeur Général a fait savoir qu’au moment de sa création, l’exercice budgétaire 2021 était déjà bouclé. L’espoir est plutôt permis pour le prochain exercice 2022 parce que le service a été associé à toutes les conférences y afférentes.

Dom

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