Lancement du projet «voix» et leadership des femmes

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Financé par l’ambassade du Canada et mis en œuvre par le Centre Carter, le projet «voix et leadership des femmes» a été lancé hier jeudi 7 mars 2019 par la ministre du Genre, Enfant et Famille Chantal Safu au Centre Carter. Avec comme objectif le renforcement des organisations et mouvements locaux de défense des droits des femmes et leur fournir un financement direct pour des initiatives visant à promouvoir les droits des femmes en RDC, ce projet va s’étendre sur une durée de cinq ans pour un montant de 8,7 millions de dollars canadiens.

    Trois  résultats sont  attendus. Il s’agit de l’amélioration de la gestion, de la durabilité, de la performance et de l’innovation des organisations locales de défense des droits des femmes : la collaboration, action active collective et innovation accrues des organisations et des plateformes locales de défense des droits des femmes pour promouvoir l’égalité des sexes et les droits des femmes et des filles. Enfin, comme troisième résultat, il s’agira d’une efficacité accrue des organisations, des plateformes et des mouvements locaux de défense des droits des femmes pour influer sur les échanges politiques, juridiques et sociaux.

            Nicolas Simard, ambassadeur du Canada en République démocratique du Congo a, dans son allocution, précisé que ce financement s’inscrit dans le cadre de l’engagement pris lors du lancement, en juin 2017, de la nouvelle politique d’aide internationale féministe du Canada axée sur le soutien aux organisations locales qui font progresser les droits des femmes.

            Grâce à ce programme, les organisations de femmes pourront mieux développer leurs capacités et obtenir des sources de financement plus durables, ce qui leur permettra d’apporter une  contribution dont chaque société a besoin.

            Selon le chef de mission du Centre Carter, ce projet de cinq ans en République Démocratique du Congo permettra une grande collaboration avec plusieurs organisations féministes  congolaises. Avec l’engagement de tout le monde le succès peut être possible ainsi que l’amélioration des droits des femmes en RDC.

            Cependant, un  ensemble de sessions de formation complètes, adaptées aux besoins et sur mesure, sera dispensé à 10 organisations clés et à leurs affiliés afin de renforcer les capacités organisationnelles ainsi que les capacités techniques. Dix autres organisations de défense des droits des femmes seront implantées dans les 8 provinces afin de soutenir leurs priorités  et activités.

            En gérant ces sous-subventions, les organisations développeraient leurs antécédents en matière de gestion de fonds, en les positionnant pour un soutien futur des donateurs. Une stratégie de mobilisation des ressources serait également élaborée pour aider ces organisations à identifier et à sécuriser d’autres sources de mobilisation des ressources financières d’ici la fin du projet en 2024.

Yves Kadima

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