Lancement de l’opération « Kinshasa Bopeto » par le Chef de l’Etat : le CLC prié de revoir la date de sa marche

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Reportée à trois reprises à cause de l’agenda très chargé du Chef de l’Etat, Felix Antoine Tshisekedi, qui a accepté de procéder personnellement au lancement officiel de la première journée « Kinshasa Bopeto », cette opération d’intérêt public risque d’être perturbée, si le Comité Laïc de Coordination (CLC) d’obédience catholique et de coloration politique descendait dans la rue le 19 octobre 2019 pour dénoncer, à sa manière la corruption et l’impunité au sommet de l’Etat. Cette date coïncide curieusement avec celle fixée bien avant par le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, pour lancer officiellement l’opération « Kinshasa Bopeto ».

            Il est à noter que cette opération de salubrité publique qui sera actionnée par le président Félix Tshisekedi, en présence de l’autorité urbaine pour lui donner un cachet particulier, touchera toute l’étendue de la ville de Kinshasa. Après sa mise en route effective, l’opération « Kinshasa Bopeto » se poursuivra tous les derniers samedi du mois et débutera à 08h00 pour prendre fin à 11h00.

            Ce travail d’intérêt collectif sera consacré à l’entretien des parcelles, des écoles, des rues, des églises, des marchés, des places publiques et des alentours des commerces…

            Pour ne pas détourner l’attention des populations qui sont invitées à participer vivement à cette activité citoyenne d’importance capitale, le bon sens doit l’emporter sur les sentiments. Il est vivement recommandé au CLC de « revisiter le programme de sa manifestation » afin d’éviter des accros éventuels avec des forces de l’ordre et de sécurité qui seront déployées ce jour-là dans les coins et recoins de la capitale pour le besoin de la cause. Le « CLC » a intérêt à nous épargner des dérapages inutiles. Ce mouvement politico-citoyen a tout le temps d’exprimer librement son opinion sur la marche des affaires nationales et la gestion de la chose publique, mais cela doit se faire dans le strict respect de l’autorité établie et dans l’ordre. En définitive, le « CLC » n’a qu’à proposer une date autre que celle fixée d’avance par le patron de la Ville de Kinshasa, pour le lancement de son programme d’assainissement de la capitale de la République Démocratique du Congo, laquelle a la mauvaise réputation d’être surnommée « Kinshasa la Poubelle ».

            Faire marcher la rue le 19 octobre 2019, et envoyer la même rue au travail collectif d’intérêt public le 19 octobre 2019 nous semble contradictoire. Agir ainsi, c’est défier le Chef de l’Etat et le gouverneur de la ville de Kinshasa.

            Ce dernier est appelé à prendre ses responsabilités face à l’agenda caché du CLC, dont les parrains étaient foncièrement opposés à la gratuité de l’enseignement de base.  

Alexis Lekea(CP)

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