L’an 1 de la nouvelle loi sur la sécurité sociale : les partenaires de la CNSS satisfaits

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C’est le 15 juillet de l’année dernière que la loi n°16/009 fixant les règles relatives au régime général de sécurité sociale est entrée en vigueur. Les partenaires sociaux, principalement les employeurs et employés, avaient sollicité un délai de grâce pour leur permettre de se conformer aux nouvelles exigences de ladite loi et de jouir totalement de nouvelles innovations. Chose qui a été faite.

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) étant la pièce maîtresse dans la mise en œuvre de cette réforme, sa Directrice générale, Agnès Mwad Katang, a organisé un déjeuner de travail avec ses partenaires sociaux, notamment  les bénéficiaires des prestations sociales, mais aussi les employeurs regroupés au sein de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), la Copemeco (Coopérative de Petites et Moyennes Entreprises Congolaises) ainsi que la Fenapec (Fédération Nationale de Petites Entreprises Congolaises). Leurs échanges ont porté sur le thème suivant: « L’An 1 de la mise en œuvre effective de la nouvelle loi sur le régime général de la sécurité sociale: bilan et perspectives ».

                  La directrice générale de la CNSS a expliqué à ses interlocuteurs, dans les moindres détails, les spécificités de la nouvelle politique sociale du pays, les difficultés de sa mise en oeuvre sur le terrain, et les devoirs et obligations de différentes parties prenantes. Sa vision est de faire de la CNSS l’une des meilleures sociétés de sécurité sociale en Afrique.

                  Elle a fait savoir que la caisse rencontre d’énormes difficultés pour faire face aux allocations familiales, aux maternités et visites prénatales, car les dossiers doivent être conformes aux dispositions légales. Le système étant déclaratif, il y a un temps requis pour que les déclarations des affiliés et les pièces justificatives soient prises en compte.

                  Entre autres anomalies récurrentes, la CNSS fait face aux pièces incomplètes, aux disparités entre les salaires déclarés et ceux effectivement payés, aux listes incomplètes des membres du personnel, etc.

                  En ce qui concerne les allocations familiales, Agnès Mwad a souligné que la CNSS a déjà commencé à payer cette branche depuis le mois de janvier 2019.

                  Face à cette situation complexe, elle a invité les employeurs à une franche collaboration afin de permettre aux bénéficiaires des prestations sociales d’en jouir pleinement et en temps réel.

Devoir de transparence

                   Après avoir écouté religieusement la D.G. de la Cnss, le vice- ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, Athys Kabongo Kalongi, a reconnu qu’après 12 mois de travail, cette entreprise a réalisé des avancées significatives dans l’application de la réforme de la sécurité sociale car même un fœtus congolais est désormais couvert socialement. Il a félicité cadres et agents pour avoir réussi à payer la retraite d’au moins 150 personnes.

Raison pour laquelle, il a lancé un appel pathétique aux employeurs, en les exhortant à l’honnêteté car réduire le nombre des employés est une situation en défaveur de ceux-ci.   

Prenant la parole à son tour, la Secrétaire générale à l’Emploi a demandé aux employeurs de verser les cotisations en franc congolais, afin de permettre à la CNSS d’avoir les moyens de sa politique. Dorcas Nsomue

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