Lamuka : les nominations de Katumbi troublent les esprits

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Fraichement rentré au pays après trois années passées en exil à l’extérieur, plus précisément le 20 mai 2019, Moise Katumbi vient de procéder à la restructuration de Lamuka. En sa qualité de Coordonnateur de Lamuka, pour une période de trois mois, sous la formule de la rotation entre ses membres fondateurs, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga a nommé Chérubin Okende au poste de porte- parole de cette plateforme électorale transformée en plate-forme politique. Jusque-là, il était le porte-parole  de l’Ensemble pour le Changement, le parti de son mentor.

Il sera secondé par Georgette Biebie, nommée au poste de Secrétaire technique. Quant au député provincial Gerengbo, proche de Jean-Pierre Bemba, il a été élevé au rang de conseiller chargé de la « Bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption ».

Aussitôt après l’annonce de cette restructuration, des réactions ont été enregistrées du côté des radicaux de Lamuka, qui accusent Moïse Katumbi des velléités de privatisation de ce regroupement politique et de neutralisation de ses anciens compagnons de lutte.

Pour Stève Kivuata, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga a opéré un passage en force en violation de l’esprit et de la lettre de la « Convention » portant création de Lamuka. Ce proche de Muzitu et Fayulu dénonce le non respect de la procédure et la pose d’actes unilatéraux, sans avoir consulté les autres leaders de Lamuka.

            Pour les observateurs, la liberté prise par Moïse Katumbi de procéder à une mise en place des cadres, fut-elle provisoire, s’inscrit vraisemblablement dans la droite ligne de son intention de se mettre déjà en ordre de bataille pour les rendez-vous électoraux de 2023. Profitant de son statut actuel de Coordonnateur et partant de numéro un de Lamuka, il en train de s’organiser pour prendre ses distances vis-à-vis de tous ceux qui seraient de nature à lui faire ombrage, dans les semaines à venir. On pense que les absences de certains à l’aéroport  de la Luano, lors de son retour d’exil, pour des raisons pas très convainquantes, alors qu’ils sont physiquement présents au pays, l’ont conforté dans sa volonté de faire, le cas échéant, cavalier seul.Eric Wemba

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