L’alimentation des Congolais : la «Quarantaine» pour barrer la route aux produits nuisibles

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Le « Service de quarantaine animale et végétale » (SQAV) est l’un des maillons indispensables sur lequel le ministère de l’Agriculture, pèche et élevage en particulier et le  gouvernement en général s’appuie pour non seulement maximiser les recettes à l’importation et l’exportation des produits alimentaires d’origine animale, végétale ou minière, mais aussi et surtout ériger un barrage pour empêcher qu’on importe dans le pays des denrées alimentaires, des semences et végétaux nuisibles à la santé de l’homme, de l’animal ou des végétaux. Cette précision a été fournie par le Docteur Philibert Mpwasa Nkumu, coordonnateur national de ce service lors d’un point de presse qu’il a tenu le mercredi 21 avril 2010, au Secrétariat général du ministère de l’Agriculture, pèche et élevage.

En prenant la parole à cette occasion, Philibert Mpwasa a dit que le service qu’il dirige existe depuis 2005 par un décret présidentiel 05/161 du 18 novembre 2005. En 2006, il a été organisé par un arrêté ministériel du ministère de l’Agriculture dont dépend ce service. Il a son siège dans la capitale et exerce ses attributions à l’intérieur des frontières nationales, aux postes frontières et dans les agences et entrepôt de douanes. Le SQAV est présent dans les onze provinces de la République, y compris le Maniema et le Kasaï Oriental qui n’ont aucune frontière avec des pays voisins ; mais où les produits importés arrivent par l’Est pour dédouanement.

L’efficacité est une  valeur

Le coordonnateur du SQAV s’est dit conscient du rôle confié par le législateur à son service. Tout en cherchant à faire entrer dans les caisses de l’Etat le maximum de recettes qu’on peut, il pense que la protection de la santé de la population est sacrée. C’est ainsi que son service a dans ses missions, l’obligation d’assurer la police zoo-sanitaire et phito-sanitaire, le contrôle des documents d’importation et d’exportation d’animaux, des plantes et des produits dérivés en vue de prévenir l’introduction et la dissémination des maladies ou des germes pathogènes nuisibles à la santé des hommes, des animaux et des végétaux. A ce sujet, il convient de se rappeler la lutte menée, à travers tous les pays, y compris la Rd Congo, contre la grippe aviaire et l’introduction des viandes de la vache folle.

Dr Mpwasa est formel : SQAV est l’un des services sur lequel l’Etat compte pour protéger la santé de sa population tel que la Constitution le recommande. Pour cela, sans trop de bruits, il inspecte, prélève et fait analyser les échantillons. Il contrôle les semences et matériel génétique d’origine animale  et végétale ainsi que le matériel et moyens de transport des animaux et végétaux et des produits dérivés. Ce travail conduit à ce qu’un produit soit accepté pour entrer ou carrément être refoulé s’il est impropre à la consommation ; mis en quarantaine pour vérification d’autres paramètres ou simplement détruit en s’appuyant sur l’expertise et l’avis de la justice (abattage sanitaire ou brûler un produit impropre à la consommation devant son propriétaire ou son délégué). Des importateurs récalcitrants subissent la rigueur de la loi.  

Le coordonnateur du Sqav a fini par lancer un appel aux opérateurs économiques pour qu’ils se conforment à la légalité pour importer ou exporter car son service des irrégularités.  

                               SAKAZ

     

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