L’alerte du « Phare » banalisée

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Dans son édition du mardi 31 décembre 2019, « Le Phare » avait alerté les autorités tant civiles que militaires de Kinshasa sur la « bombe sociale » qui était en train de couver dans les milieux estudiantins, à cause de la malheureuse option levée par plusieurs comités de gestion des universités et instituts supérieurs publics pour majorer sensiblement les frais académiques, les faisant passer du simple au triple. Le quotidien de l’avenue Lukusa faisait également remarquer que l’allumeur de la mèche en gestation n’était personne d’autre que le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Thomas Luhaka.

            Ce dernier, en effet, après avoir plafonné les frais académiques à 164.700 francs pour les classes de recrutement et à 131.760 francs pour les classes montantes, sur pied de son instruction n° 21/MINESU/CAB/MIN/TLL/2019 du 15 décembre 2019, a fermé les yeux sur les réunions organisées par certains comités de gestion, avec la participation des associations des professeurs et personnels scientifiques ainsi que des coordinations des étudiants, pour tripler les taux.

            L’histoire a fini par donner raison au « Phare » car l’Université de Kinshasa était, hier lundi, le théâtre d’actes de violences et de vandalisme liés à la majoration excessive des frais académiques. Les responsables de ces casses étaient-ils réellement d’authentiques étudiants ou des infiltrés instrumentalisés par certains politiciens pyromanes, convaincus que leur survie politique passe par le chaos ? Des investigations profondes s’imposent pour clarifier une situation inexplicable, intervenue 48 heures après l’engagement du Chef de l’Etat, qui avait reçu samedi une délégation des étudiants de l’IBTP (Institut des Bâtiments et Travaux Publics) à réunir toutes les parties prenantes pour dégager un compromis au sujet des taux des taux des frais académiques.                                   Kimp

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