L’affaire des véhicules de l’APK :Roger Nsingi toujours otage d’une main noire

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Le feuilleton judiciaire de Roger Nsingi, président sortant de cette institution, sur l’affaire de détournement présumé des véhicules de l’Assemblée provinciale, est loin de connaitre son épilogue.

On rappelle que la Cour d’Appel de la Gombe avait réservé une fin de non- recevoir à sa demande de liberté provisoire pourtant formulée en bonne et due forme par le collectif de ses avocats, en dépit de la détérioration de son état de santé. Il est présentement interné dans un centre de santé de la capitale, où il avait été transféré, pour des soins appropriés.     

            Pourtant en dates du 1er et 7 avril 2019, l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa avait procédé, contre des accusés de réception, à la restitution de tous les véhicules appartenant à l’organe délibérant de Kinshasa, pour lesquels il avait été arrêté, traduit en justice et placé en détention préventive à la Prison Centrale de Makala.

            Les décharges y afférentes avaient été même authentifiées avec le cachet de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.  

            On signale que dans le lot des véhicules restitués figuraient deux jeeps de type Prado, une Ford Everest et un mini-bus Hiace.

            Compte tenu du blocage de la procédure de relaxation de leur client, les avocats de Roger Nsingi dénoncent une main noire derrière son dossier judiciaire, laquelle l’avait fait arrêter arbitrairement avant de le faire conduire, de manière cavalière, à l’Inspection Provinciale de la police pour la ville de Kinshasa, sans mandat d’arrêt.

            Ils estiment qu’aucune raison ne justifie, à ce stade, le refus des juges de Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe d’accorder  la liberté provisoire à leur client, qui a un domicile fixe et bien connu à Kinshasa.

            La défense déplore également le fait que l’actuel président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godet Mpoyi, avait  initié la procédure illégale de l’arrestation de son prédécesseur sans pour autant le contacter pour avoir sa version sur l’état du charroi automobile de cette institution.      

            Un doigt accusateur est aussi pointé en direction de l’ex-gouverneur de la ville de Kinshasa, actuellement sénateur, André Kimbuta, qui influencerait les juges du Tribunal de Grande instance de la Gombe et de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, afin que soient bloquées toutes les procédures visant la mise en liberté provisoire de Roger Nsingi, voire l’abandon des poursuites judiciaires contre lui.

            « Ses détracteurs, avec Kimbuta en tête, ne ménagent aucun moyen pour le maintien de Roger Nsingi dans sa cellule de Makala », a martelé le Secrétaire général de son parti dans les médias.

            Rappelons que dans un mémo adressé au Chef de l’Etat en date du 26 juin 2018,  les notables Kongo avaient sollicité son implication personnelle afin d’éviter tout trafic d’influence et de mettre fin à son procès au niveau de la justice.

            Ils avaient également plaidé pour l’octroi de la liberté provisoire ou, au besoin, d’une grâce présidentielle à leur frère Roger Nsingi, dont l’état de santé précaire inspire beaucoup d’inquiétude. ERIC WEMBA

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