L’Accord-cadre d’Addis-Abeba : constat d’échec

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Quatre ans après sa signature, l’Accord cadre d’Addis Abeba fait objet d’une évaluation entre les parties prenantes congolaises. C’est le sens de l’atelier ouvert hier jeudi 1er juin 2017 au salon rouge de l’hôtel du gouvernement dans la commune de la Gombe. Organisé  par le Mécanisme National de Suivi et de Supervision, cet atelier de deux jours regroupe des experts de la Présidence de la République, du gouvernement, de la Monusco, de la société civile ainsi que des garants de l’accord. Il se fixe comme mission principale, de répondre aux questions pertinentes consistant à savoir pourquoi la paix et la stabilité ne sont toujours pas au rendez- vous dans la région des Grands Lacs en général et à l’Est de la RDC en particulier.

Procédant à l’ouverture des travaux, Bahati Lukuebo, ministre d’Etat
et ministre du Plan a rappelé que l’Accord cadre d’Addis-Abeba a un
caractère politique. Mais, au regard des engagements pris, cet Accord
cadre est devenu un instrument de haute portée au service de la
reconstruction et du développement de la RDC. Il est important que
soient pris en compte les engagements souscrits dans le système
national de planification ainsi que dans le budget de l’Etat.

En sa qualité de coordinateur, Denis Kalume a rappelé aux
participants que cet accord- cadre était signé pour mettre fin aux
multiples agressions dont était victime la République Démocratique du
Congo. Quatre ans après sa signature, les résultats sur le terrain
restent mitigés. La paix durable tant espérée et voulue par la
population congolaise n’est toujours pas obtenue. Le pays continue à
enregistrer des millions des déplacés internes et morts principalement
dans sa partie Est.
Pour Denis Kalume, ce quatrième anniversaire doit constituer un arrêt
afin de réfléchir sur des défis majeurs qui s’imposent au retour de la
paix en RDC et envisager les mesures pertinentes et déterminantes à
l’instauration de la paix dans les coins du pays en cette année
électorale.
Représentant du Secrétaire général des Nations Unies, Mamadou Dialo
a, dans son adresse aux participants, donné trois messages. La
poursuite des efforts d’amélioration de la gouvernance politique,
économique et sécuritaire. L’Accord-cadre D’Addis Abeba demeure un
cadre de consensus et de confiance en donnant un espoir de paix pour
la RDC. Le troisième message est l’appel aux actions concertées devant
conduire à la mise en œuvre des engagements souscrits au terme de
l’accord –cadre. Il a cependant confirmé que des progrès importants
sont enregistrés au terme de cet accord-cadre avant d’appeler à une
collaboration étroite entre toutes les parties prenantes et émettre le
souhait que cet atelier, qui se clôture ce 2 juin 2017, débouche sur
des recommandations fortes. Car, la RDC est à la croisée des chemins à
cette étape cruciale de sa marche vers le progrès.
Yves Kadima

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