Lac : mauvais quart d’heure pour 3 cadres

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Trois cadres des Lignes Aériennes Congolaises (LAC), à savoir le Directeur des Ressources Humaines Wadiambu, le Sous-Directeur de la Trésorerie Nsingani et l’Assistant principal de l’Administrateur Directeur Financier, Ntambwe, ont passé toute la journée d’hier mercredi 07 juillet 2010 enfermés dans un local de l’immeuble Air Terminus, au centre de la ville. Pris en otage par une meute d’agents en furie, ils étaient en réalité victimes de la situation créée par l’ADG Paul Kyambale, à qui il est reproché une kyrielle de griefs : mégestion, confiscation des pouvoirs dévolus au Comité de Direction (successeur du Comité de Gestion), non paiement des salaires (plus de 200 mois d’arriérés), chasse aux sorcières, manque de vision managériale et surtout immobilisation fantaisiste du Boeing 737-200 acquis l’année passée par la société, etc.

 
            Attendu de pied ferme par des manifestants qui étaient plus à l’extérieur que dans leurs bureaux, le numéro un des Lac a brillé par son absence. Selon des travailleurs en colère, la compagnie aérienne nationale, bien que souffrant d’un grave déficit de flotte, engrange tout des mêmes des recettes à travers des activités connexes. L’on fait état, dans le lot, des travaux d’assistance au sol des avions des compagnies aériennes congolaises et étrangères, de l’exploitation conjointe des droits de trafic découlant d’accords commerciaux d’Etat à Etat ( cas des partenariats Lac – Brussels Airlines, Lac-Ethiopian Airlines, Lac-Kenya Airways, Lac-South Africa Airways), de la location à Sep-Congo des installations pétrolières implantées dans la plupart d’aéroports du pays, de la mise en location des immeubles de la société, etc.

Selon les informations en circulation à Air Terminus et à Ndjili-Aéro, les recettes mensuelles générées par les activités connexes tournent autour de 600.000 dollars américains. D’où la question de savoir pourquoi l’ADG Kyambale, qui fait cavalier seul au sein du Comité de Direction, ne pose-t-il des gestes de solidarité avec le personnel, sur base de cette cagnotte.

            Alors que les Lac sont en panne, le Comité de Direction a cessé de se réunir régulièrement. L’incriminé est accusé d’entretenir un climat de suspicion généralisé, au point que plusieurs dossiers pouvant sortir sa compagnie du tunnel sont en veilleuse.

            Tel est le cas de celui de « Salena », une firme néerlandaise prête à conclure un partenariat avec Lac, avec un apport de 14 avions de nouvelle génération et une important enveloppe financière. Les investisseurs néerlandais se déclarent disposés à régler la question de la mise à la retraite honorable des agents et cadres de Lac qui remplissent les critères requis en la matière.

            L’on parle aussi des Congolais de la diaspora installés en France, qui désirent travailler avec Lac en version cargo, sur l’axe Paris-Kinshasa, en mettant en ligne un DC8-62 F (40 tonnes), avec un soubassement financier conséquent. Des partenaires chinois sont également signalés au portillon des Lac. L’homme qui tient les rênes de la compagnie aérienne nationale donne l’impression de bloquer toutes les opportunités de sa relance. Tout ceci arrive, dit-on, à cause de la politisation des critères de nomination des mandataires publics.                   

Kimp.

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